Messages étiquettés Entreprise

« La multinationale française »

J’ai eu envie d’écrire un ouvrage, pourquoi pas un roman, qui se passe dans le monde de l’entreprise. Il n’est en rien autobiographique, c’est plus un parcours, un chemin, qu’autre chose. Je l’ai fait lire à une vingtaine de personnes, de diverses origines, et leurs retours, enthousiastes et positifs, m’ont poussé à le rendre public.

Fan de l’Internet, comme vous le savez, j’ai décidé de le publier chez lulu.com, une manière pour moi de tester la validité de tels modèles.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez le télécharger gratuitement, ou l’acheter en vrai papier… « La multinationale française », un roman qui se passe dans une grande entreprise…

En espérant que ces modestes lignes vous procureront du plaisir.

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Une mesure de l’entreprise 2.0

Beaucoup de personnes se posent la question de la définition d’une entreprise 2.0.

Je propose ici un critère simple pour qualifier ce terme. Ce critère est encore en gestation, mais il me semble intéressant de l’exposer.

Si l’on considère des entreprises très innovantes, comme ebay, propser, linden lab, nous remarquons une constante: ce sont des entreprises qui gèrent des places de marché de clients. Prosper, par exemple, est représentatif d’un déplacement de la valeur d’une relation verticale, la banque vers ses clients, à une relation horizontale, des prêteurs et des emprunteurs qui sont dans la même communauté, et qui s’échangent des flux financiers.

Prosper, ebay ou paypal, se rémunèrent en pourcentage. Linden Lab se rémunère par des coûts fixes : achat d’îles, ou bien des coûts de services, mais pas au pourcentage.

Le critère que je propose est le suivant: la mesure d’une entreprise 2.0 est le rapport entre le flux d’argent qu’elle fait circuler en horizontal sur son chiffre d’affaire.

Si l’on admet qu’ebay prend en moyenne 4%: nous obtenons un chiffre de 25. Linden Lab est une entreprise qui fait 40M$ de CA mais qui fait circuler 400M$ entre ses membres: le chiffre est de 10. France Telecom, bien qu’étant sur le peer to peer, n’a jamais été capable de faire circuler de l’argent entre ses clients: le chiffre est donc de 0.

Si l’on pense que le monde Internet va reconfigurer beaucoup d’entreprises vers des places de marché communautaires, dans lesquelles ses membres, clients ou fournisseurs, seront mis en relation et échangeront des flux financiers, alors ce rapport prend du sens: il mesure la capacité d’une entreprise à générer de la valeur dans le peer to peer. Il ne s’agit pas forcément d’une taxe (l’exemple de Linden Lab est là pour le prouver), mais bien de la création et de la fluidification d’un flux d’échange horizontal, avec génération d’un flux dérivé vers le créateur de la place de marché.

Il serait intéressant de poursuivre cette analyse à toutes les entreprises actuelles.

 

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Monde virtuel et gestion d’immeuble

A la conférence sur les mondes virtuels, j’ai écouté avec passion Oliver Goh, business Developement de Implenia. Implenia est une entreprise Suisse de contruction, et de gestion de bâtiments.

Oliver a monté, avec IBM, une plateforme pour faire du suivi en ligne de bâtiments, qui utilise les univers virtuels comme paradigme pour la gestion des alarmes et des évènements qui remontent des bâtiments, et pour déclencher des opérations de maintenance si nécessaire. IBM a écrit un protocole, le Virtual World Communication Interface, qui permet de connecter d’un côté les protocoles traditionnels de gestion des bâtiments, et d’un autre les univers virtuels. IBM a réalisé l’intégration avec Websphere, utilisé comme middleware, et SAP qui sert à gérer les actions des techniciens de maintenance des bâtiments.

Du côté monde virtuel, deux environnements sont utilisés : Second Life pour l’aspect démonstratif (on peut aller visiter l’île, elle se nomme Eolus), et un environnement spécifique développé sur OpenSim pour la gestion réelle.

La salle de commande Eolus

Plusieurs opérateurs sont répartis dans le monde entier, qui effectuent un suivi 24/24 des bâtiments. L’intérêt des mondes virtuels se situe à deux niveaux : une interface 3D bien meilleure pour effectuer de la surveillance, et surtout à chaque changement d’opérateur, un passage des consignes bien plus efficace qu’un appel téléphonique ou l’usage de tout autre outil collaboratif.

Olivier parle d’une économie de plus de 30% réalisée à l’aide de ce système.

Difficile de penser, après cet exemple, que les mondes virtuels ne sont qu’un gadget.

 

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