Messages étiquettés Australie

Pour un gouvernement 2.0

Nous sommes au mois de mars 2010. O’Reilly vient de terminer sa conférence en ligne sur le gouvernement 2.0. Premier constat : les pays qui y participent, parce qu’ils ont quelque chose à raconter, sont les USA, le Canada, l’Australie, l’Angleterre, et Israel. Je sais, la France, pays des droits de l’homme, hélas, n’y était pas présente.

Que signifie un gouvernement 2.0 ? C’est un cheminement qui passe d’abord par l’Open data. En bref, le gouvernement s’engage à fournir publiquement toutes les informations qu’il détient. Je viens de croiser à Melbourne Chris Moore, qui est DSI de la ville d’Edmonton, et qui a mis en place un tel système de catalogue open data. Ne croyons pas que c’est facile, il s’est heurté à toute sorte de méfiance, de rejets. Mais il a persévéré, et a réussi. On y trouve des informations géo-localisées, comme les parkings, les bus, les écoles, etc… Mais ce n’est pas suffisant, Chris a décidé d’ouvrir les API de ce catalogue aux développeurs.

Dans la même idée, la ville de San Francisco vient d’annoncer l’ouverture de ses API 311. 311 est, aux US, l’équivalent du 911 mais quand il n’y a pas d’urgence. Le 911 est utilisé pour signaler qu’un immeuble brule, le 311 pour dire qu’il y a un simple problème; c’est très bien expliqué ici. Suite à un document créé par Harvard en 2008, une initiative a été lancée, l’open311, qui consiste à créer un ensemble d’API autour des services municipaux (au passage, ce site est un wiki, outil très intéressant dans des phases de conception). Parmi les usages intéressants de cette initiative, signalons fixmystreet en Angleterre, un système de déclaration de problèmes urbains en Hollande, ou bien do it yourself democray aux US, qui est une application iPhone!

Tout repose sur la même idée (que j’espère bien promouvoir à la DUI) : le rôle du gouvernement est d’encapsuler ses données et d’ouvrir ses API, pas seulement de faire un portail où sont sélectionnées des applications « labellisées », mode de relation avec les citoyens qui reste encore trop hiérarchique, supérieur, entre des « sachants » d’un côté et le « brave peuple » de l’autre.

Mais ce n’est qu’un début : le pas suivant consiste à mettre les citoyens et le gouvernement en mode collaboratif, en s’appuyant sur les outils de l’Internet. Je ne saurais que trop vous conseiller de lire l’excellent rapport publié par le gouvernement australien, qui est généralement cité comme ce qui se fait de mieux en gouvernance 2.0 : « Getting on with Government 2.0« . Ce rapport, publié en décembre 2009 sous licence Creative Commons, est adressé à deux ministres : Lindsay Tanner Ministre des finances et de la dérégulation, et Joseph Ludwig, membre du parlement et Ministre d’Etat. La première page est éloquente : l’Australie veut faire de son gouvernement le meilleur au monde !

Je ne peux m’empêcher de vous délivrer l’un des paragraphes de cette première page :

Information collected by or for the public sector is a national resource which should be managed for public purposes. That means that we should reverse the current presumption that it is secret unless there are good reasons for release and presume instead that it should be freely available for anyone to use and transform unless there are compelling privacy, confidentially or security considerations which require otherwise.

La mise en oeuvre de ce projet passera par trois piliers :

  • Changer la culture et la gouvernance de l’administration
  • Utiliser tous les outils collaboratifs issus de l’Internet
  • Ouvrir les accès à toutes les données publiques

Voici une belle initiative, à l’opposé des fameuses lois en I chères à JMP.

Ne pourrions-nous pas nous en inspirer ?

Tags: , , ,

Mondes virtuels au RMIT

Je viens de passer un excellent moment avec Greg More, chercheur au laboratoire d’architecture d’informations spatiales (SIAL) du RMIT, l’immense université technologique de Melbourne (au passage : sur l’article consacré au RMIT du wikipedia Anglais, il y a des traductions en Allemand, Marathi, Japonais, Norvégien, Finlandais, Tamoul, Turc, Vietnamien et Chinois, mais pas Français ??? Pour une université de 50.000 étudiants, je suis surpris...).

Ce laboratoire a pour objectif de faire de la recherche sur la visualisation d’informations en utilisant des paradigmes spatiaux avancés. Et, bien sûr, les mondes virtuels sont largement étudiés (d’ailleurs, le 23 octobre 2009, va s’ouvrir dans Second Life le « Australian Centre of Virtual Art », que j’ai pu visiter en avant-première, un lieu dédié aux artistes numériques qui ont déjà réalisé dans SL). J’ai été impressionné, lors de ma visite, de voir les deux scanners 3D et les trois imprimantes 3D (deux en plâtre et une en résine), ainsi que les réalisations, très inspirées de Gaudi.

Greg, architecte designer de formation, a fondé OOMcreative (il était panelist avec moi lors de ma conférence in-world).

Nous avons beaucoup discuté à propos de Second Life, et des mondes virtuels fermés (cf. son intervention sur ce sujet ici), entre autres sur la comparaison entre Second Life et Vastpark, un monde virtuel open source que je suis particulièrement.

Le point de vue de Greg était très simple, et je l’ai rephrasé ainsi : « Second Life, c’est comme l’époque du html : du code et des objets réutilisables en faisant du copier coller. Vastpake, c’est à la fois du php, du javascript, des mashups, une logique composant distribuée et réutilisable ». Chacun des ses étudiants qui fait un projet sur VastPark le publie sur Amazon S3, permettant ainsi la réutilisation de ses travaux par d’autres étudiants.

Nous ne sommes vraiment qu’à l’aube des mondes virtuels, mais cela va aller très très vite…

note : je viens de publier une version en Anglais de la comparaison entre Second Life et VastPark, ici.

Tags: , , ,

Australie : tentative de synthèse

Une semaine, depuis une semaine je suis revenu en France. Toujours la même histoire : les paradoxes et malaises français. Jamais assez de douaniers à Roissy (le problème n’est pas de savoir s’il y a trop ou pas assez de fonctionnaires, mais leur répartition entre le fonctionnel et l’opérationnel. La réponse est, hélas, aveuglante..) sauf que nous avons été vérifiés une première fois à la sortie de l’avion. Pourquoi pas, je ne fais pas partie des chantres de la liberté à tout prix, mais en terme d’efficacité, nous avons donc eu deux contrôles successifs parfaitement redondants, chacun entraînant du délai sur le débit… Toujours la même histoire, je retrouve les grèves, les métros plus que bondés, Hadopi, la méfiance française qui se caractérise par l’amour immodéré de la polémique, les paradoxes d’un pays qui attend toujours plus de l’Etat tout en le combattant par tous les moyens. Arrêterons-nous un jour d’appuyer en même temps sur l’accélérateur et sur le frein? Arriverons-nous un jour à nous mettre en mode coopératif? Il faudra du temps, des larmes et du sang…

Revenons à l’Australie. Ma grande découverte sur ce pays est qu’il n’est pas américain. Il est une combinaison assez unique entre le dynamisme d’un pays neuf, mais qui se nourrit encore de ses racines. L’Australie est profondément Anglaise. Le pub de Mount Victoria, un de mes souvenirs les plus forts, où j’ai retrouvé l’ambiance communautaire des pubs Anglais (les « Dart » en moins :-) , l’illustre parfaitement. Mais aussi la grande capacité des Australiens à parcourir la planète, à sortir de chez eux; et puis l’humour avec lequel ils caractérisent leur pays : « Down Under ». Imaginerait-on les Américains se nommer ainsi ?

australie09_139

L’Australie, découverte non pas par Cook en 1770, comme on le dit trop souvent, mais très probablement par Cristóvão de Mendonça en 1521, a cette image désastreuse de s’être construite à la force des poignets des bagnards Anglais. Je ne peux que conseiller l’extraordinaire livre de Robert Hughes, « The fatal shore », qui décrit ces « bagnards ». Issus d’une Angleterre devenue duale sous la pression de la révolution industrielle, ils n’étaient que des ouvriers qui se réfugiaient dans le gin, et que les bourgeois craignaient. La « mob », si chère aujourd’hui à Howard Rheingold, étant crainte, la solution était simple: l’exporter. La Virgine indépendante n’en voulant plus, l’Australie était devenue leur terre d’exil. Mais point de bandits parmi eux, des exclus, tout simplement. Une histoire banale chère à Watzlawic

australie09_144

Un pays neuf, mais qui n’a pas oublié ses racines culturelles. Je ne connais qu’un seul autre endroit au monde qui présente ces deux caractéristiques: le Quebec. L’Australie « Anglaise » et le Quebec « Français », deux cousins qui s’ignorent trop, faute d’un channel pour les réunir. La pangée a trop bien joué !

Pays intéressant par ses aborigènes: voici des peuples qui, pendant plusieurs de dizaines de milliers d’années, subsistent sur un continent sec, perpétuent des traditions orales, mais, selon les critères occidentaux, n’évoluent pas… Un choc qui est loin d’être amorti.

Alors, et l’Internet ? et l’innovation ? Tout a été dit, dans mes messages et ceux de Billaut.

  • Un pays qui est en retard en termes d’infrastructures, mais qui va le rattraper.
  • Un pays qui n’a pas peur d’innover; où les universités non seulement investissent dans des structures d’incubation, mais en plus créent des formations d’accompagnement sur les méthodes managériales.
  • Un pays pour qui l’apprentissage est d’abord collaboration, et qui comprend l’importance des outils modernes pour apprendre (le online d’une manière générale, les mondes virtuels ensuite). Je ne saurais trop que conseiller aux adultes qui me lisent d’envoyer les enfants sur ce site : « murder under the microscope« .
  • Un pays qui créé des start-up innovantes : SLCN, exitreality et vastpark entre autres, dans les mondes virtuels.
  • Un pays qui investit 25 millions de dollars par an pour chercher et enseigner sur les nouveaux médias, en particulier les mondes virtuels.
  • Un pays tout entier tourné vers le futur, tourné vers l’extérieur, et qui attire beaucoup (Allez voir sur le blog de Billaut les interviews des français installés sur place…).

Alors voilà, ce voyage aura été un succès. Je ne peux que remercier chaleureusement tous les Australiens qui nous ont accueillis, s’ils me lisent, qu’ils sachent mon entière gratitude. J’adresse un merci spécial à Mandy Salomon, du Smart Services CRC, qui a dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour rendre ce voyage riche et passionnant. Nous lui devons son succès.

(Le seul point noir, que je voudrais oublier, a été la réaction du poste économique de Sydney, à qui j’avais demandé d’organiser un cocktail pour remercier les Australiens de nous avoir mis les meilleurs spécialistes, histoire de faire du networking, et qui m’a finalement proposé une salle de réunion et une adresse de traiteur « à 30 dollars par personne »… Mais bon, mettre bout à bout la compréhension du monde futur, internet, l’efficacité du business, et l’ouverture aux autres, c’est peut-être trop demander ? Je ne ferais plus, c’est sûr).

Ici, à Paris, je garde dans ma mémoire : l’extraordinaire gentillesse des Australiens, la dynamique du pays, leur peur de rien, leur ouverture au monde, le bon vin et la bonne bière; bref, tout une immense chaleur humaine qui sait regarder de l’avant et construire le monde de demain, le « digital down under » !

Et maintenant…

Tags:

Australie jour 3

Melbourne : c’est la tempête. Il pleut à verse, le vent est très violent. Les gens du pays sont ravis, c’est la fin de la sécheresse, et des feux de forêt.

Hier, la dernière matinée à Sydney a été passionnante. Structurée en deux parties.

Tout d’abord, nous avons visité une école moderne, MLC, donc la directrice est innovante (« Dare to be More » est le motto). C’est une école de fille k-12 (maternelle, primaire et secondaire) qui utilise énormément les outils online. Chaque élève possède son propre ordinateur, et les élèves discutent avec leurs profs autant en direct qu’en chat.

ausw2bl21

Cette école est pilier d’un projet de coopération entre écoles du monde entier, skoolaborate, qui utilise intensivement Second Life (la teen grid, bien sûr, SL étant réservé aux plus de 18 ans) pour mener des projets de coopérations entre les élèves du monde entier.

C’est ainsi que des élèves Japonais ont recréé le Kinkakuji, le pavillon d’or, dans la grid, en se basant sur les mesures réelles du bâtiment. Ils ont ensuite recréé des kimonos, en se basant sur un travail de recherche dans Internet. Le résultat a été l’organisation d’une fête dans SL, à laquelle des élèves d’autres écoles ont participé. Un concert a également été organisé par des élèves d’une école de Melbourne dans la même île, pour aider la cause « Make Poverty History ».

Cette école s’est dotée récemment d’un bâtiment moderne.

ausw2bl22

Ce qui est intéressant n’est pas tant le bâtiment lui-même que la méthode de construction.

Il a été conçu dans Second Life. Les élèves ont mis le pdf du plan de masse dans la grid et on discuté avec l’architecte du projet lui-même, proposant des modifications. Les parents ont même été invités à voir le bâtiment dans la grid, avant sa construction…

ausw2bl20

Puis nous avons passé un excellent moment au CLI, Center for Learning Innovation, organisme de recherche qui dépend du ministère de l’éducation.Ils ont créé un jeu, « murder under the microscope« , dont le but est faire prendre conscience aux élèves de 5 à 10 ans des problèmes environnementaux. Il s’agit d’une énigme policière, dont la victime est une plante, le meurtrier un facteur environnemental, et le lieu du crime un écosystème, trois éléments que les enfants doivent trouver. En 2008, 1000 équipes de 20 enfants ont participé.

Second Life est extrêmement présent ici, tout le monde considère que c’est un environnement très puissant pour faire de l’apprentissage (ce qu’Olivier ne démentira pas !).

Voilà, j’ai la confirmation que l’Australie est très en avance en terme d’éducation et d’usage des nouvelles technologies…

Tags: , ,

Australie jour 2

Superbe visite de l’école Australienne de film, télévision, et radio (AFTRS).

Déjà, l’école est superbe, perdue au milieu des studios de la Fox.

AFTRS

Nous cheminons entre les salles de prises de vue et les accessoires

ausw2bl11

et les studios numériques.

ausw2bl12

Puis, nous commençons la présentation, extrêmement intéressante, du LAMP, le laboratoire de recherche sur les nouveaux medias, dirigé par Gary Hayes.

Gary est un homme passionant, qui a fait de la recherche à la BBC, et qui s’est maintenant spécialisé sur les nouveaux medias, en particulier les mondes virtuels. Plus spécifiquement, comment les mondes virtuels sont un outil intéressant pour le récit non linéaire.

Pratiquement, des cours sont organisés sur la création de Machinima, et une île sur SL est utilisée comme plateforme de test.

Billaut fera sûrement un post plus long. Mais, en terme de synthèse, l’usage des mondes virtuels pour l’enseignement est bien plus avancé ici qu’ailleurs (30 universités sur 38…). Et puis, ce centre de recherche est magnifique.

Il me donne des idées.

Et voici un exemple de production. Il suffit de taper Gary Hayes sur youtube…

Tags: , ,

Australie Jour 1

Difficile de faire un blog, surtout que Billaut vient de publier le sien et que Olivier ne manquera pas de le faire !

Alors, plutôt que de refaire de l’analytique, voici mes premières impressions à chaud :

1) Gros problème avec le haut débit. Quand on entend dire que le triple play n’existe pas, et qu’un package internet plus téléphonie c’est 200 euros par mois, on peut se dire qu’il y a un vrai problème. Surtout qu’en Australie, un premier ministre dure 2,5 ans à 3 ans. Du coup, Billaut n’a plus qu’à voir au-dessus, i.e. la Reine d’Angleterre, pour faire passer des messages durables.

2) Ils ont des structures d’innovation qui rappellent un peu les PCRD, les programmes Européens de Recherche tels que je les ai connu dans les années 90, mais avec des mécanismes plus modernes, avec des structures d’incubation assez développées, qui ressemblent aux nôtres.

3) En fait, des incubateurs qui ressemblent « presque » aux nôtres. Car ce sont les universités ici qui drivent l’incubation. Elles investissent dans les structures propres à incuber, et surtout elles font énormément de coaching sur les chercheurs sur l’art et la manière de diriger une entreprise très tôt dans le process.

4) Ils se présentent tous comme un pays « Test ». L’Australie est trop petite, avec ses 20 millions et quelques habitants. Donc le pays intérieur est un test pour vendre, dans deux directions : l’Asie et les Etats-Unis. Ils sont même prêts à proposer aux start-up étrangères de venir ici pour tester leurs produits, c’est dire…

5) Ils ont le même problème que nous sur les ingénieurs : -50% entre 2001 et 2008 dans les technologies de l’information. Alors, ils font des expériences, comme envoyer des étudiants faire des stages d’été de création de sites web pour des causes caritatives !

Après cette synthèse, voici deux petites photos en complément :

Olivier interviewant Graham Stevens, directeur de l’ATP

ausw2bl02

Et surtout, lors de la croisière : Billaut avec Kate Carruthers, une des plus connues bloggeuse Australienne !

ausw2bl03

Un dernier petit message, qui amusera Billaut : les Australiens se présentent comme « le pays d’en bas » (down under). Lui qui ne parle que de la france d’en bas !!!

Tags: , ,

Voyage en Australie (mise à jour)

Voilà la mise à jour de l’agenda Austral. Les liens originaux sont ici.
Je dois dire que nos amis Australiens ont vraiment fait du bon travail : nous avons en face de nous les meilleures personnes pour comprendre la situation de l’Internet dans ce pays.

Voici l’agenda :

Ne manquez pas de suivre sur ce blog, celui d’Olivier Lamirault, ou  celui de Billaut ce qui se passera !

Tags:

Voyage d’étude en Australie

Mise à jour au 22 janvier

Les Australiens se mobilisent pour nous recevoir, et nous aurons des personnalités importantes, comme Gary Hayes, ou bien David Quilty, haut manager de Telstra, ou bien le CEO du Smart Services CRC, un organisme qui fait de l’innovation en réseau avec un budget de 60 millions d’euros; et bien sûr tous ceux cités plus bas dans ce message.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous serons très bien reçus. Il faut que nous soyons à la hauteur !!!

Voici le programme actuel, restent encore quelques points à confirmer, mais la structure est en place.

Lundi 2 mars (Sydney)

Matin : présentation du Smart Internet Services CRC, ses actions de recherche. Présentation de l’Australian Technology Park, un hub de rencontre entre les université et les entreprises sur 3 thèmes : sciences de la vie, Internet, TIC.

Midi : lunch invité par le CRC, et des partenaires du CRC (infosys, SAP, …)

Après-midi : visite du centre d’excellence Australien sur les nouvelles technologies, le NICTA, par son CEO David Skellern.

Soir : tour sur un bateau dans la baie de Sydney

Mardi 3 mars

Matin : session d’échange sur les mondes virtuels et l’entreprise. Avec Gary Hayes une sommité sur les nouveaux medias, et des managers de l’Australian Film Television and Radio School.

Midi : déjeuner à l’AFTRS dans les studios Fox avec des experts de l’Internet en Australie.

Après-midi: The Rocks (old part of Sydney), Wine Odyssey

Soirée : Ambassade de France

Mercredi 4 mars

Matin et déjeuner : Mondes virtuels et éducation, matinée hébergée par le CLI avec Lindy McKeown, Jo Kay, et Westley Field, le créateur de Skoolaborate qui nous invitera avec ses étudiants.

Après-midi: Vol pour Melbourne, Qantas 453 à 17h.

Jeudi 5 mars (Melbourne)

Matin : Session d’échange sur le très haut débit, avec Jock Given, Professor of Media and Communications, Trevor Barr, Principal Investigator into Broadband, CCI ARC; David Quilty, Telstra’s Group Managing Director Public Policy & Communications – et notre célèbre Jean-Michel Billaut qui présentera l’état en France et en Europe; que du très beau monde.

Déjeuner : offert par Swinburne University

Après-midi : Exitreality une entreprise qui a créé un plugin qui permet de surfer en 3D sur le Web.

Vendredi 6 mars

Matin : une session sur les mondes virtuels, avec Anthony O’Shea and Alan Gibb from Innovation and Technology Division of Victorian Dept Innovation Industry and Regional Development (le MMV MultiMedia Victoria l’organisme de la région de Victoria), NICTA, et SLCN, une entreprise qui a créé une chaîne de télévision pour les mondes virtuels.

Midi plus début d’après-midi : déjeuner à l’ACMI, « The Australian Center for Moving Image », un magnifique building dans Melbourne.

Milieu d’après-midi : visite de Vastpark, une entreprise qui a créé un monde virtuel en open source basé sur des logiques de mashups, très utilisée dans le monde éducatif.

Soir : cocktail


L’ami Billaut et moi-même avons décidé d’organiser un voyage d’étude en Australie, la première semaine de mars (à partir du lundi 2 mars, jusqu’au vendredi 6 mars inclus).

Pourquoi l’Australie? C’est un pays très en pointe sur les usages de l’Internet. Le gouvernement Australien vient de lancer un appel d’offre de 6 milliards de dollars Australiens (3 milliards d’Euros) sur le très haut débit. En ce qui concerne les mondes virtuels, il y a des actions novatrices concernant le monde des entreprises, et sur l’éducation..

Nous avons décidé de structurer la visite en deux lieux (Sydney et Melbourne) et trois thématiques : le haut débit, les laboratoires d’usage, et les mondes virtuels.

Sont au programme (as of today) :

  • Le Smart services CRC, un lieu de rencontre entre des centres de recherche et des entreprises, autour des services innovants. Doté d’un budget de 120M de dollars, on y parle aussi bien mondes virtuels que multicanal.
  • L’Australian Technology Park, un lieu de rencontre d’une centaine d’entreprises autour des nouvelles technologies.
  • SLNC, une chaîne de télévision dans Second Life.
  • ExitReality, un plugin qui permet de surfer en 3D sur n’importe quel site web.
  • Vastpark, un monde virtuel open source, conçu comme une suite logicielle permettant de créer des mondes virtuels dans une logique d’assemblage de mashups.
  • L’université de Swinburne, et le Professeur Trevor Barr, un spécialiste des facteurs humains, qui a publié un livre blanc sur les usages du haut débit.
  • Telstra, avec Jason Romney, directeur de l’Innovation, qui a mis Telstra dans Second Life, avec Gary Hayes.
  • Jo Kay, une animatrice de communauté orientée éducation sur Second Life.
  • Lindy McKeown, une spécialiste des mondes virtuels.

Si vous êtes intéressé, merci de me le faire savoir, à moi ou bien à Billaut. Le billet d’avion est encore bon marché, en passant par Londres, ou bien par Singapore Airlines.

Tags: