Comme il est de tradition, voici une carte de vœux
Joyeuses fêtes numériques !!!
Happy Digital Xmas !!!
Que mes sympathiques lecteurs de ce blog se rassurent, je vais bientôt revenir à mon sujet, ma passion pour Internet.
Ceci sera mon deuxième et dernier message à propos de Varsovie. J’ai fait ces deux textes pour une raison simple: ayant eu la chance de voir un peuple qui se recueille devant son Président décédé d’un accident d’avion,sur fond d’un volcan qui bloque tout l’espace aérien de l’Europe, j’avais envie de partager ces moments avec quelques modestes images. Demain je prends le train pour Paris.
Comme pour mon précédent message, n’hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir.
Car le peuple Polonais est dans un immense moment de rituel partagé, difficile à comprendre pour les esprits par trop cartésiens. Déjà, dès jeudi…
L’émotion se lit sur tous les visages…
Mais aujourd’hui, samedi 17 avril, était le jour de la cérémonie.
Les officiels étaient sur la tribune. Je fus, je l’avoue, fasciné par la symbolique de l’immense vide de la partie droite de la scène; surplombée par les photos, deux d’entre elles s’en détachent presque modestement…
Toutes les communautés étaient représentées.
Puis ce fut, vers 18h, le trajet des deux cercueils vers la cathédrale. La foule attendait en silence.
Les rues étaient calmement prêtes pour l’évènement.
Puis arriva le cortège…
Les deux cercueils, sur lesquels la foule lançait des fleurs.
Je m’arrêterai sur cette dernière photo, car même si tout le monde y reconnaîtra les personnages, nous rentrons dans l’intime.
Tags: Varsovie
Il est 23 heures…
Ils sont des dizaines de milliers. Ils font la queue. Ils apportent des chaises. Ils portent des drapeaux. Il y a des curés, des militaires, des collégiens, des étudiants. Il y a tout le monde…
Ils achètent des bougies, pour les mettre devant les portraits, devant les bâtiments. Partout.
Ils se recueillent, chantent, discutent, s’apostrophent. Tout est calme, étrangement calme.
Et toujours les bougies… Nous sommes entre le recueillement et le flashmob. Il y a une énorme énergie, qui vient d’un puissant sentiment d’unité.
Ils sont des dizaines de milliers faisant une queue ordonnée pour rendre un dernier hommage, jusque devant le palais présidentiel.
Ils sont prêts à y passer la nuit.
Varsovie. J’y suis pour une réunion du club APM local, planifiée depuis longue date, où je dois faire une conférence demain.
Les hasards de l’histoire…
Demain j’y serais encore. Ce sera vendredi soir…
PS : n’hésitez pas à cliquer sur chaque photo pour l’agrandir.
Tags: pologne
nov 27
Publié par serge dans Technologie, Test wifi lieux publics, voyage | Aucun commentaire
Jeudi 26 novembre, 16H30, le salon d’Air France CDG 2D
Je m’énerve, parce que le wifi offert par orange est pourri. Ping de 180ms, un download de 150kb/s, et un upload tellement bas que speedtest n’arrive même pas à uploader mon fichier, et se met en carafe.
Alors, ça m’a donné l’idée de poster ici mes résultats de débits dans les lieux publics. J’utilise speedtest, qui certes n’est pas parfait, n’est plus ce qu’il était, mais qui au moins offre la possibilité de changer de serveur, et aussi de mettre les résultats dans un blog ou un forum. Et puis j’aime bien leur appli iPhone.
En me déplaçant légèrement, j’ai pu mener le test jusqu’au bout. J’avais l’air stupide, debout dans le salon, mon mac ouvert à la main…
Et voici le résultat.

CDG 2D, salon Air France, 26/11/2009
Chengdu, capitale du Sichuan. Quinze millions d’habitants.
Je suis de retour après avoir essayé de voir l’éclipse à Emei Shan; 8 heures de marche entre 1500 et 3000 mètres. Je devrais dire « 8 heures de marches », car ce ne fut qu’un gigantesque escalier…
L’éclipse était sous l’eau, malgré l’altitude de 3000 mètres. Le soleil n’était pas loin, mais hélas le vent de l’ouest rabattait les nuages, donc pas d’éclipse en vue directe. L’atmosphère était impressionnante. De nombreux Chinois qui avaient dormi par terre dans les hôtels; de nombreux occidentaux, essentiellement Australiens et Allemands; quelques Espagnols, et je n’ai pas vu de Français. La nuit noire dura quatre minutes, pendant lesquelles un petit délire de type boite de nuit avec lumières flash a existé. Décidément, les rituels anciens ont la peau dure !
Il semble que personne en Chine n’a pu la voir vraiment. Il faisait beau la veille, et le surlendemain. C’est la vie ! Pire : mon Canon dernier cri est tombé en panne, un EOS 5D MarkII tout neuf. C’était rageant, j’ai dû faire mes photos avec l’iPhone, quelle honte…
Chengdu donc. Petits tests depuis l’hôtel : youtube est bloqué. Facebook est bloqué également, et aussi, plus intéressant, typepad. Je n’aurais pas donc accès au blog de Billaut (à qui j’avais rendu visite juste avant mon départ), ni à celui de Corniou, etc…
Balade sur la place principale de Chengdu. La statue du Camarade Mao est imposante, surtout vue de dos !!! Devinait-il ce que serait Chengdu en 2009 ???
Le long de cette place, se trouve une librairie ultra moderne. Beaucoup de livres en Chinois, beaucoup de livres en Anglais aussi. Le gouvernement Chinois encourage les jeunes à parler l’Anglais. J’ai été, lors de ce voyage, très souvent interpellé par des jeunes qui venaient me proposer de l’aide, dans un Anglais plus que correct !
Surtout, j’ai été impressionné par cette fillette qui a passé plus que le temps de ma visite à apprendre l’Anglais sur une machine. La machine dictait, elle répondait dans le microphone, avec un retour positif ou négatif selon la prononciation.
La Chine est très très bien réveillée…
Tags: Chine
Une semaine, depuis une semaine je suis revenu en France. Toujours la même histoire : les paradoxes et malaises français. Jamais assez de douaniers à Roissy (le problème n’est pas de savoir s’il y a trop ou pas assez de fonctionnaires, mais leur répartition entre le fonctionnel et l’opérationnel. La réponse est, hélas, aveuglante..) sauf que nous avons été vérifiés une première fois à la sortie de l’avion. Pourquoi pas, je ne fais pas partie des chantres de la liberté à tout prix, mais en terme d’efficacité, nous avons donc eu deux contrôles successifs parfaitement redondants, chacun entraînant du délai sur le débit… Toujours la même histoire, je retrouve les grèves, les métros plus que bondés, Hadopi, la méfiance française qui se caractérise par l’amour immodéré de la polémique, les paradoxes d’un pays qui attend toujours plus de l’Etat tout en le combattant par tous les moyens. Arrêterons-nous un jour d’appuyer en même temps sur l’accélérateur et sur le frein? Arriverons-nous un jour à nous mettre en mode coopératif? Il faudra du temps, des larmes et du sang…
Revenons à l’Australie. Ma grande découverte sur ce pays est qu’il n’est pas américain. Il est une combinaison assez unique entre le dynamisme d’un pays neuf, mais qui se nourrit encore de ses racines. L’Australie est profondément Anglaise. Le pub de Mount Victoria, un de mes souvenirs les plus forts, où j’ai retrouvé l’ambiance communautaire des pubs Anglais (les « Dart » en moins :-), l’illustre parfaitement. Mais aussi la grande capacité des Australiens à parcourir la planète, à sortir de chez eux; et puis l’humour avec lequel ils caractérisent leur pays : « Down Under ». Imaginerait-on les Américains se nommer ainsi ?

L’Australie, découverte non pas par Cook en 1770, comme on le dit trop souvent, mais très probablement par Cristóvão de Mendonça en 1521, a cette image désastreuse de s’être construite à la force des poignets des bagnards Anglais. Je ne peux que conseiller l’extraordinaire livre de Robert Hughes, « The fatal shore », qui décrit ces « bagnards ». Issus d’une Angleterre devenue duale sous la pression de la révolution industrielle, ils n’étaient que des ouvriers qui se réfugiaient dans le gin, et que les bourgeois craignaient. La « mob », si chère aujourd’hui à Howard Rheingold, étant crainte, la solution était simple: l’exporter. La Virgine indépendante n’en voulant plus, l’Australie était devenue leur terre d’exil. Mais point de bandits parmi eux, des exclus, tout simplement. Une histoire banale chère à Watzlawic…

Un pays neuf, mais qui n’a pas oublié ses racines culturelles. Je ne connais qu’un seul autre endroit au monde qui présente ces deux caractéristiques: le Quebec. L’Australie « Anglaise » et le Quebec « Français », deux cousins qui s’ignorent trop, faute d’un channel pour les réunir. La pangée a trop bien joué !
Pays intéressant par ses aborigènes: voici des peuples qui, pendant plusieurs de dizaines de milliers d’années, subsistent sur un continent sec, perpétuent des traditions orales, mais, selon les critères occidentaux, n’évoluent pas… Un choc qui est loin d’être amorti.
Alors, et l’Internet ? et l’innovation ? Tout a été dit, dans mes messages et ceux de Billaut.
Alors voilà, ce voyage aura été un succès. Je ne peux que remercier chaleureusement tous les Australiens qui nous ont accueillis, s’ils me lisent, qu’ils sachent mon entière gratitude. J’adresse un merci spécial à Mandy Salomon, du Smart Services CRC, qui a dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour rendre ce voyage riche et passionnant. Nous lui devons son succès.
(Le seul point noir, que je voudrais oublier, a été la réaction du poste économique de Sydney, à qui j’avais demandé d’organiser un cocktail pour remercier les Australiens de nous avoir mis les meilleurs spécialistes, histoire de faire du networking, et qui m’a finalement proposé une salle de réunion et une adresse de traiteur « à 30 dollars par personne »… Mais bon, mettre bout à bout la compréhension du monde futur, internet, l’efficacité du business, et l’ouverture aux autres, c’est peut-être trop demander ? Je ne ferais plus, c’est sûr).
Ici, à Paris, je garde dans ma mémoire : l’extraordinaire gentillesse des Australiens, la dynamique du pays, leur peur de rien, leur ouverture au monde, le bon vin et la bonne bière; bref, tout une immense chaleur humaine qui sait regarder de l’avant et construire le monde de demain, le « digital down under » !
Et maintenant…
Tags: Australie
Matinée extraordinaire, tous les acteurs du haut débit en Australie étaient présents.
L’Australie n’est pas très en avance pour l’instant en terme de haut débit. Les offres triple play n’existent pas, le paiement à l’usage est encore en place, et, à part quelques grandes villes, le débit est inférieur au MB/s. Plusieurs raisons : un immense continent pour seulement 20 millions d’habitants, des hommes politiques qui changent fréquemment, et qui ont cette bonne habitude de critiquer ce qui a été mis en place, et aussi un système de découpage éléctoral qui, semble-t-il, donne du pouvoir aux zones peu peuplées.
Pour rattraper son retard, le gouvernement Australien a lancé un appel d’offre de 6 milliard de dollars (nos interlocuteurs semblaient dire que ce serait même plus. Pour info un dollar vaut un demi euro aujourd’hui.) pour commencer la couverture du pays en fibre optique. Telstra n’a pas répondu, et notre interlocuteur disait qu’il regardait avec attention si le gouvernemant allait imposer un monopole ou non sur le FTTH…
Le professeur Trevor Barr a fait un exposé très intéressant, sur les différents usage du net, qu’il classe en deux parties : les « unmanaged services », c’est à dire tout ce qui est accessible sur le web actuellement, et les « managed services » qui sont des services plus spécifiques qui ne sont pas forcément du web : IPTV, eHealth, egovt, etc. Un exemple très intéressant est la création de ViCCU (Virtual Critical Care Unit), qui permettent de gérer à distance des problèmes d’urgence hospitalière. Une telle unité a été mise en place à Katoomba, charmant village touristique dans les blue mountains.
A la fin, Trevor Barr a demandé à chaque personne de proposer trois actions. Les réponses ont été :
L’après-midi, visite de exitreality. Je suis passionné par cette entreprise, mais j’en parlerais plus en détail plus tard. Le CEO fondateur, Danny Stefanic, est président de l’ »International Virtual Reality Association« . Et je vous conseille d’aller voir ici aussi.
Le soir, retour en train. Fascinant, on se croirait à Londres…

« Le temps des gares, le temps des trains, le temps m’égare, le temps m’étreint« …
Et, ce matin à Melbourne, il pleut….
Tags: broadband, plugin, virtual world
Melbourne : c’est la tempête. Il pleut à verse, le vent est très violent. Les gens du pays sont ravis, c’est la fin de la sécheresse, et des feux de forêt.
Hier, la dernière matinée à Sydney a été passionnante. Structurée en deux parties.
Tout d’abord, nous avons visité une école moderne, MLC, donc la directrice est innovante (« Dare to be More » est le motto). C’est une école de fille k-12 (maternelle, primaire et secondaire) qui utilise énormément les outils online. Chaque élève possède son propre ordinateur, et les élèves discutent avec leurs profs autant en direct qu’en chat.

Cette école est pilier d’un projet de coopération entre écoles du monde entier, skoolaborate, qui utilise intensivement Second Life (la teen grid, bien sûr, SL étant réservé aux plus de 18 ans) pour mener des projets de coopérations entre les élèves du monde entier.
C’est ainsi que des élèves Japonais ont recréé le Kinkakuji, le pavillon d’or, dans la grid, en se basant sur les mesures réelles du bâtiment. Ils ont ensuite recréé des kimonos, en se basant sur un travail de recherche dans Internet. Le résultat a été l’organisation d’une fête dans SL, à laquelle des élèves d’autres écoles ont participé. Un concert a également été organisé par des élèves d’une école de Melbourne dans la même île, pour aider la cause « Make Poverty History ».
Cette école s’est dotée récemment d’un bâtiment moderne.

Ce qui est intéressant n’est pas tant le bâtiment lui-même que la méthode de construction.
Il a été conçu dans Second Life. Les élèves ont mis le plan de masse dans la grid (à partir du pdf), et ont discuté avec l’architecte du projet lui-même, proposant des modifications. Une forme très innovante de codesign. Les parents ont été invités à voir le bâtiment dans la grid, avant sa construction…

Puis nous avons passé un excellent moment au CLI, Center for Learning Innovation, organisme de recherche qui dépend du ministère de l’éducation.Ils ont créé un jeu, « murder under the microscope« , dont le but est faire prendre conscience aux élèves de 5 à 10 ans des problèmes environnementaux. Il s’agit d’une énigme policière, dont la victime est une plante, le meurtrier un facteur environnemental, et le lieu du crime un écosystème, trois éléments que les enfants doivent trouver. En 2008, 1000 équipes de 20 enfants ont participé.
Second Life est extrêmement présent ici, tout le monde considère que c’est un environnement très puissant pour faire de l’apprentissage (ce qu’Olivier ne démentira pas !).
Voilà, j’ai la confirmation que l’Australie est très en avance en terme d’éducation et d’usage des nouvelles technologies…
Tags: Australie, CLI, second life
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