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Programme politique du PS et Internet

La gauche vient de se déclarer sur Internet. Martine Aubry s’est exprimée sur rue89, ainsi que Julien Bernard.

J’allais réagir sur certains aspects qui me gênent dans ces discours qui sont bourrés de bonnes intentions, mais qui sont encore basés sur des modèles d’omni présence de l’état, mais je vois que Benjamin Bayart a pris les devants dans un excellent article.

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire que, n’en déplaise à certains, Internet n’est ni de gauche ni de droite. Ceux-là même qui prônent un réseau neutre feraient bien de se méfier lorsqu’ils veulent le politiser. Internet favorise les modèles communautaires, et une économie de partage, c’est vrai. Mais Internet c’est aussi la libre entreprise, un modèle d’innovation qui passe par le capital risque et qui n’aime pas l’ISF. N’en déplaise à Madame Aubry qui cite des start-up françaises de l’Internet, combien d’entre elles sont parties à Bruxelles parce qu’un créateur de start-up doit payer de l’ISF bien avant d’avoir recueilli le moindre kopek de son entreprise ? Combien de patrons de start-up sont fatigués de l’état qui offre Oseo dans une main, et l’Urssaf dans l’autre, un double discours contradictoire insupportable ?

Cette dualité de l’Internet est bien gênante pour un parti politique, quel qu’il soit. La déclaration du PS n’est donc pas absente de quelques contradictions. Je lis « Renforçons au contraire les moyens de lutte contre la cyber-criminalité, qui, elle, se moque des frontières ». Comment ? C’est au nom de la pédophilie que les états ont créé les équivalents Loppsi. Au PS, la pédophilie sera-t-elle remplacée par la cybercriminalité?

Le PS souhaite « un opérateur qui coordonnerait tous les efforts publics ». Qui serait cet opérateur ? France Télécom ? Mais FT, comme tous les opérateurs télécom du monde entier, ne comprend rien à l’économie d’Internet. Rappelons que l’économie d’Internet est une économie d’abondance et de partage, et que les opérateurs de télécom nous proposent une économie de rareté, avec paiement à l’usage. Nous avons, en France, la chance d’avoir Free qui a introduit de la vraie concurrence. Je rentre de l’île Maurice, où l’accès Internet est un monopole, fourni par une JV Mauritius Telecom et Orange. L’état est fortement actionnaire de Mauritius Telecom; résultat : 70 euros par mois pour 500kb/sec, et surtout pas d’offre de VoIP. Voici ce qui se passe quand l’état possède et contrôle son propre opérateur…

Sur la culture : le PS veut « renforcer le droit d’auteur », veut « protéger les artistes ». Amusant, c’est aussi le combat d’Hadopi.

Sur la politique extérieure, le PS veut « soutenir une fondation indépendante pour héberger les sites censurés »… Mais c’est déjà ce qui se passe dans le cloud, de google à dropbox en passant par tous les hébergeurs alternatifs, il y a pléthore de moyens pour héberger des sites ou des documents, même censurés, et pléthores d’associations indépendantes pour assurer ce rôle important. Pas besoin d’aller mener des croisades externes ouvertes et généreuses. Quand à la censure, je suis d’accord avec Benjamin que c’est une spécialité étatique. Qu’un état aide l’hébergement des sites censurés d’un autre état, cela peut faire sourire. Allez, posons la question au PS : soutiendrait-il une fondation qui hébergerait des sites de dissidents Tibétains alors que nous vendons des Airbus et des centrales nucléaires en Chine ? La real politique se moque bien des idéologies.

Le PS veut créer des « eurobonds » pour financer notre réseau… Le PS sait-il que les investisseurs sont très réticents à investir en France, pays considéré comme trop communiste, parce que l’ISF, les charges sociales, les 35 heures, les grèves, etc… La sont les vrais problèmes à résoudre, faire de la France un pays qui fonctionne.

Le PS veut des unités pour « la lutte contre la contrefaçon en ligne »… La aussi, on remplace piratage par contrefaçon, et on obtient le même résultat..

En revanche, manque une véritable réflexion sur le gouvernement 2.0. Rappelons en les trois volets : l’opendata, l’utilisation par l’administration des outils du 2.0 pour améliorer ses relations avec les citoyens, et la transformation culturelle de l’administration pour se mettre en mode coopératif. Seul l’Open Data y figure, mais le PS est-il prêt à ouvrir, à l’instar des Anglais, la base de données des dépenses publiques ? Je serais curieux de voir comment fonctionnent vraiment des organisations comme les OPCA, les partis politiques, les syndicats… Que le prochain gouvernement soit de gauche ou de droite, d’ailleurs, qui osera vraiment ouvrir la boite de Pandore ? L’administration française adore le secret. Je n’ai vu aucun homme politique avoir le courage de la rendre « accountable » comme disent si bien les Anglais. Le programme du PS est bien silencieux sur ce sujet. C’est normal, la transparence pose la difficile question de l’efficacité… Et je rappelle que le premier geste de Cameron a été de continuer l’opendata initié par son prédécesseur, ça fait du bien de voir un parti qui ne jette pas à la poubelle systématiquement tout ce qui vient de l’autre…

J’attends avec impatience le programme des autres partis. Mais je crains bien que ce ne soit pas foncièrement différent, les problèmes sont les mêmes. Seul un entrepreneur pourrait nous sauver du mur dans lequel nous allons, en continuant de donner trop de pouvoir à l’administration. En revanche, je crois au modèle de la coopération, et donc des programmes bi parti.

Il faut une véritable révolution 2.0. Allez, je note le programme du PS à 1.9 parce qu’y figure la proposition du small business act, le seul point véritablement intéressant ! Mais encore faudrait-il expliquer que s’enrichir, ce n’est pas forcément mal…

 

 

 

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Mode anglais, mode français : de la contestation

Ce billet fait suite à mon premier : « Mode anglais, mode français : de la décision« .

Il est motivé par la montée de l’extrémisme que je perçois dans plein de domaines, dont un qui cristallise bien des tensions, Hadopi. Mon ami Jean-Michel Planche a raconté ici des éléments intéressants: lui qui est un entrepreneur militant de l’Internet se voit conspué, voué aux gémonies, parce qu’il a, comme moi, accepté de favoriser les ponts plutôt que les murs.

Une première remarque s’impose : la coopération est un équilibre instable. Ceux qui pratiquent la théorie des jeux le savent bien : A & B discutent. C’est une matrice à quatre cases : A & B jouent la coopération (gagnant-gagnant en d’autres termes), A la joue et B non, l’inverse, et aucun des deux ne la jouent. La première case est la seule à aboutir à un résultat accepté conjointement. Mais elle est instable: il suffit que l’un des deux la quitte pour que l’autre frustré, la quitte aussi, et tout le monde se retrouve dans la case affrontement (perdant-perdant); Bing. Insistons bien: seule la case coopérative est créatrice de valeur, les autres sont destructrices.

Comment se sort-on de la case perdant-perdant? Comme cette case est un équilibre instable, il faut développer une énergie phénoménale. Qu’est ce qui fait que certains y arrivent : la confiance a priori. Et quelle est la base de la confiance: l’information. Les haines, les guerres, la violence, le fascisme, se nourrissent de l’absence d’information. Faut-il rappeler qu’à l’époque du communisme, un annuaire était considéré comme un secret d’état. J’ai fait, en 1983, avec les géographes Galia et Guy Burgel, une analyse comparative du plan « officiel » de la ville de Moscou, et d’une image Landsat de cette ville. Ya pas photo, dirait-on aujourd’hui, la carte était sciemment fausse, même si elle était homéomorphe.

Alors voilà une des beautés de l’Internet: parce qu’il fait circuler l’information, Internet favorise la coopération. Les valeurs de l’Internet sont des valeurs d’intelligence collective, de travail en commun, même quand les points de vue sont opposés. Avec Internet, la révolte des Cipayes n’aurait pas eu lieu !

Revenons donc à Hadopi. Qu’il y ait des anti hadopi est normal. Maintenant, comparons deux modèles.

Tout d’abord le site « Ne m’obligez pas à voler« . C’est un site Européen, qui explique l’attente des « consommateurs du numérique » vis à vis des fournisseurs de contenu. Traduit en plusieurs langues, ce manifeste est très intéressant à lire, et contient des fondamentaux qui correspondent bien à plusieurs attentes et frustrations qui sont exprimées ici et la.

Ensuite, une version franco-française, « Pourquoi je pirate« . Rien que le titre fait rêver, là où le premier site exprime son attente, le second explique pourquoi il a envie d’être négatif. La où le premier jette les bases d’un travail coopératif, donc tente la case gagnant gagnant, l’autre se place d’emblée dans la case refus, et donc ne peut que conduire à la case perdant perdant. L’ennemi est con, disait Desproges, car il croit que c’est nous l’ennemi, alors que c’est lui.

C’est dommage. C’est d’autant plus dommage que certaines idées du second site sont très proches du manifeste du premier…

Dans un monde Internet, les valeurs de coopération sont celles qui sont efficaces. Les valeurs d’affrontement stérile, de combat de coq, en sont l’antithèse. Les enfants gâtés qui demandent tout de l’autre et n’offrent rien eux-même n’ont pas leur place.

L’esprit de contestation, tout comme l’administration, doit se mettre en mode 2.0.

 

 

 

 

 

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Les mondes virtuels toujours bien vivants

Il est de bon ton de déclarer que les mondes virtuels ne sont que des gadgets, que Second Life est mort, etc… Les deux conférences auxquelles je viens de participer montrent exactement le contraire.

FCVW

La première fut organisée par le « federal consortium for virtual worlds« , une initiative qui structure l’usage des mondes virtuels par les différentes administrations américaines. Nous retrouvons là un schéma bien connu, le rôle de l’administration dans les nouvelles technologies, pas seulement en investissant, mais en devenant utilisatrice. Je ne le dirais jamais assez : une start-up a tout autant besoin de clients exigeants que d’argent du gouvernement.

La conférence du FCVW se tenait sur deux journées, son hashtag sur twitter étant #fcvw11 Malheureusement, l’une des journées était à cheval avec la deuxième conférence à Boston; il y a si peu de conférences intéressantes sur les mondes virtuels, c’est regrettable. On pouvait participer à la conférence en réel ou bien via un monde virtuel, au choix parmi les quatre plateformes retenues officiellement par le consortium. Le panel que j’ai monté était même proposé en réalité mixte. Il y avait tout le gratin des mondes virtuels aux US, avec un focus bien sûr militaire, mais pas seulement. Par exemple, la présentation du projet « Kensas to Cairo » qui montre comment SL a été utilisé pour connecter des étudiants en architecture dans les deux pays.

David Smith, le directeur de l’Innovation de Lockheed Martin, a présenté le « virtual world framework » mis en place par le DoD. En synthèse, un monde virtuel devrait:

  • être scalable
  • être distribué
  • être sécurisé
  • être open source
  • être standard
  • être future proof (bien que ce terme soit pas facile à définir)
  • pouvoir supporter tout type de modèle économique

On comprend pourquoi Second Life n’a pas été retenu parmi les plateformes du fcvw !

Il faut noter aussi l’extraordinaire speech de MK Haley, de Carnaghie Mellon University. Entre autre, elle nous a projeté cette magnifique vidéo sur l’innovation, ou le paradigme du marshmallow. Je conseille d’écouter tout, mais surtout, j’ai éclaté de rire au vu du classement !

 

Je n’ai pas vu la présentation de Chris dede sur l’éducation, mais on peut en retrouver le dessin fait par botgirl pendant la conférence.

 

Dans tout ce qui se rapportait, de près ou de loin, au gouvernement 2.0, l’élément fort qui justifie les mondes virtuels est le « citizen engagement »; autrement dit, comment faire en sorte que les citoyens s’impliquent plus dans la politique. Beaucoup attendent des mondes virtuels, et surtout de leur côté « fun » pour atteindre cet objectif.

IED Boston

Cette conférence est une initiative régulière organisée par un groupe de passionnés de l’apprentissage immersif, le media grid. Elle se tenait sur trois journées, son hashtag étant #ied2011.

Originaire de Boston, ce groupe vient de créer son chapitre Européen, qui devrait organiser un IED en Europe vers le mois de décembre.

J’ai pu assister à des présentations d’apprentissage immersif dans ce qui se nomme aux US K-12, c’est à dire de la maternelle au baccalauréat. Beaucoup de vidéos, disponibles sur youtube, ont été montrées, avec à chaque fois la même caractéristiques: des gamins enthousiastes de se promener dans un monde virtuel, et d’apprendre en s’amusant.

Le rôle d’IED est très important: il consiste à fournir aux enseignants des outils leur permettant de réaliser des expériences plus ou moins immersives.

Parmi ces outils, il faut noter MiRTLE, un environnement permettant de faire de la réalité augmentée dans une salle de classe. Cet environnement utilise wonderland. On trouve ici une description d’usage de cet environnement dans une école de St Paul, Minnesota.

 

Cette vidéo montre un exemple d’usage de cet environnement.

 

D’une manière générale, les environnements opensource sont privilégiés. Wonderland, RealXtend, opensim sont les plus utilisés; VastPark est en cours d’investigation. Pour la même raison, Second Life est peu appréciée.

A Greenbush, dans le Kensas, un lab a été créé qui étudie toutes les formes immersives d’éducation, le Greenbush labs, qui porte entre autre le projet edusim3D.

 
Rosemary Talab et Rich White ont montré un usage intéressant de la plateforme dans une école rurale.

 


Et voici un exemple d’usage d’Edusim2D

En Europe, Pasi Mattila nous a montré une démonstration des outils qu’il met en place pour l’école du futur à Oula, en Finlande. Et surtout, Michael Gardner, de l’Université d’Essex, nous a présenté le projet Européen +Spaces, qui a pour objet d’engager les citoyens à participer à la vie politique au travers des mondes virtuels. Micheal a mis l’accent sur le rôle important du jeu de rôle dans cet engagement. Si seulement le maire de Paris avait écouté, et favorisé les riverains du forum des halles qui ont organisé le concours d’aménagement dans second life. Mais hélas, comme dit Billaut, nos élites politiques sont très autistes…

Synthèse

Les mondes virtuels sont bien vivants, et leurs usages commencent à faire leur preuves. Les freins sont en train de disparaître, avec entre autres l’arrivée de plugin dans les navigateurs, et bientôt des clients natifs webgl et html5, qui permettront de surfer sans téléchargement préalable.

La combinaison de la réalité augmentée et des mondes virtuels est en train de se faire.

Pour l’instant, les enseignants utilisent les mondes virtuels, mais pour faire des cours selon des formats traditionnels. La première étape semble être de voir comment les gamins (et les profs) s’approprient ces environnements. La réponse est claire : il leur faut cinq minutes pour comprendre les bases de la manipulation des avatars. En revanche, la remise en cause des méthodes pédagogiques n’est pas d’actualité. Il n’y a que très peu de « gamification » des cours, une des raisons étant le programme imposé par les états…

En revanche, tout comme pour fcvw, il y a une grande attente sur l’engagement des élèves via le monde virtuel. La brique qui manque, et qui est en cours de réflexion tant aux US qu’en Europe, est l’évaluation pédagogique de la méthode.

Dans le secteur éducatif, les mondes virtuels sont vraiment dans une phase pré opérationnelle.

 

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Pédagogie à l’Assemblée Nationale sur la neutralité du net

En dépilant mes tweets, je rencontre un lien venant de Laure de la Raudière, dont j’apprécie l’engagement en faveur d’Internet, qui renvoie vers un compte rendu de séance de la commission des affaires économique de l’Assemblée Nationale sur « le fonctionnement d’Internet et ses enjeux pour le développement de l’économie numérique « .

Je me suis permis de relever quelques perles. Si je le fais, ce n’est pas pour critiquer, mais dans le même souci de Laure qui a retwitté, à propos de cette table ronde, « Pour mémoire : l’objectif de la table-ronde sur Internet de la com des Aff Eco = pédagogie du fonctionnement d’Internet pr les députés :-)« . Et puis, c’est dimanche, il faut bien rire un peu. Lire le reste de cet article »

 

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Table ronde autour de l’open data et open gov chez techtoc TV

Profitant de la visite de Chris Moore, le DSI d’Edmonton, je suis en train de monter une table ronde qui aura lieu lundi prochain de 14h30 à 15h30 chez TechtocTV. Cette table ronde est gentiment sponsorisée par Fondapol, et le Cigref. Elle sera diffusée par TechtocTV. Lire le reste de cet article »

 

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Essai pour la politique du futur

Internet est actuellement un formidable vecteur de transformations, qui impacte tous les secteurs de la société. La politique n’est pas épargnée, et les hommes politiques aujourd’hui sont de plus en plus secoués par la force des communautés qui ont, avec internet, trouvé enfin l’outil qui leur permet d’être plus efficace.

Il ne faut pas être aveuglé par ce qui s’est passé en Tunisie, en Egypte, et ce qui se passe maintenant dans d’autres pays Arabes. Tout les régimes, tous les hommes politiques, qu’ils vivent dans des démocraties, ou des régimes totalitaires, sont secoués, non pas par Internet, mais par l’irruption des peuples dans la vie politique, mouvement qui n’est pas récent, mais s’appuie sur le réseau pour prendre de la puissance.

Il n’est pas inutile de rappeler les fondamentaux de l’Internet: c’est un réseau neutre, du moins, pour l’instant, qui interconnecte des individus en mode pair à pair, et leur permet d’échanger, et d’exprimer leur créativité. Internet est donc l’antithèse du schéma hiérarchique traditionnel, qui fait encore aujourd’hui du monde des entreprises, où l’information est plus dans un flux vertical qu’horizontal. Internet, parce qu’il favorise la mise en réseau des intelligences, est un outil qui favorise la confiance, ou plutôt, qui ne peut fonctionner que sur des schémas humains basés sur la confiance. Lire le reste de cet article »

 

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Rencontre entre blogueurs & blogueuses et Ministre & conseillers

Donc j’étais à Bercy, pour un dîner de blog(eurs OU euses) sur invitation d’Eric Besson. C’était mon premier exercice du genre, donc j’y suis allé en essayant d’écouter le plus possible, ce qui ne m’est pas facile…

Pour moi, il y eu deux étapes dans le dîner. Lire le reste de cet article »

 

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Comment le quai d’Orsay considère Internet…

Addendum du 29 janvier, 20h15 : les brèves du 26 27 28 janvier sont enfin disponibles sur le site de l’ambassade. Ceci dit, chaque brève contient deux liens qui ne sont pas clicables, et d’ailleurs l’un d’entre eux contient un espace de trop qui le rend inutilisable… Je les reproduis ici après correction :


Nous sommes le vendredi 28 janvier 2011. Il est 23h27.

La situation en Egypte est tendue. Le gouvernement a totalement fermé Internet. Cette image, venant de Harbor Networks, est impressionnante. Lire le reste de cet article »

 

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A propos des labs Hadopi

Beaucoup d’entre vous ont entendu parler des labs Hadopi. Quelque chose qui se veut être un lieu de réflexion sur l’équation Internet et contenu, avec comme objectifs de répondre aux questions des membres du collège, des politiques, sur tous les sujets liés à la création sur Internet, et aussi de mener des réflexions originales.

Une présentation de ces labs aura lieu le 2 février à la Bellevilloise. Il y a cinq labs, avec à leur tête cinq experts extérieurs. En plus, il y aura deux experts associés, qui ont tous les deux pour mission de faire de la transversalité. En clair, la structure des labs reproduit ce qui plombe aujourd’hui le monde des entreprises : des silos. Or, si l’on s’intéresse à des sujets pour moi importants, comme par exemple qu’est-ce que le business model innovant de la musique à l’heure de l’Internet, ça touche à tous les labs. C’est le but des deux experts associés que d’assurer qu’Hadopi travaillera aussi comme ça. Lire le reste de cet article »

 

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Réponse à Richard Descoings, directeur de Sciences Po

Je lis avec intérêt cette interview de Richard Descoings, qui parle du numérique et de Sciences Po.

Lors de ma carrière professionnelle dans l’informatique, j’ai toujours apprécié les personnes formées à Sciences Po, pour leur compréhension de l’équilibre entre l’approche technologique et les usages. C’est pour moi une quintessence d’un enseignement entre humanisme et technologie. C’est donc avec immense intérêt que je considère l’approche du directeur de cet excellent institut.

J’avoue être surpris.

Je ne vois dans ses propos rien sur la politique 2.0, rien sur l’opendata, rien sur le gouvernement 2.0. Comment peut-on alors affirmer que la France n’est pas en retard, quand on voit que ce qui va faire les hommes politiques de notre pays de demain matin ne semble même pas enseigné aujourd’hui…

Je suis intrigué quand je vois dans cette interview que les problèmes de droits d’auteurs se posent comme contrainte à la diffusion d’un cours. Le parlement Australien vient de décider de passer sous licence Creative Commons V3. Pourquoi pas les cours de Science Po ?

Le monde Internet s’est construit dans une logique de rapidité et de « best effort ». La qualité s’y inscrit dans le temps, la qualité totale a priori est un facteur limitant. Dire que « je ne mets pas de vidéo en ligne parce que les gens en ont assez au bout de dix minutes » est totalement en décalage par rapport à cet état d’esprit. Aujourd’hui, non seulement les contenus sont en ligne, mais en plus la tendance est de publier des API qui permettent aux citoyens non seulement d’y accéder, mais de concevoir eux-même les applications les utilisant. Aujourd’hui, c’est l’internaute qui décide de ses usages, pas le fournisseur d’informations. Et si, à l’instar de ce que font des municipalités via le mouvement open311, Sciences Po se posait la question de laisser les étudiants manipuler le contenu comme bon leur semble, et créer eux-même des applications ? Peut-être même que l’apprentissage y gagnerait encore plus en qualité…

Enseignant dans plusieurs établissements, je suis intrigué de constater que le système éducatif supérieur prépare très bien au monde d’hier… Pour reprendre les propos de Richard Descoings lui-même, si Sciences Po ne se met pas à fond dans la philosophie d’Internet, alors oui, je confirme que son peu d’avance va devenir un très gros retard ! Sciences Po est une fabuleuse école. Elle n’aura aucun problème à se plonger dans le monde de demain.

 

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