Archives pour la catégorie Entreprises

L’entreprise en 2020

J’ai été interviewé par Anne-Caroline Paucot sur ma vision de l’entreprise en 2020…

Exercice difficile.

Je vous conseille d’aller voir ce site intéressant !!

 

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Le marché du social lending est dans la tourmente aux US…

En France, enfin, arrive le social lending (prêts d’argent entre particuliers): FriendsClear vient d’ouvrir ses portes, ou plutôt, son site web. Nous ne pouvons que nous en réjouir : ce nouveau type de business, qui met en relation les préteurs et les emprunteurs dans une place de marché, est un type de business nouveau qui semble avoir plein d’avantages: un modèle communautaire, la confiance qui s’installe, les statistiques qui sont publiées, les particuliers qui trouvent de l’argent là où les banques ne prêtes plus; bref la combinaison intelligente de la tontine et d’ebay.

Seulement voilà, le social lending aux Etats-Unis tourne à la catastrophe : Prosper rentre dans une « période tranquille« , ce qui a priori signifie l’absence de publicité, mais en fait Prosper n’accepte plus de listings, est en face d’une class action lawsuit pour « unregistered securities« ,  vient de payer une amende de 1 millions de dollars, et donc des questions se posent sur son existence; Zopa ferme aux US; Loanio, ouvert le 1er octobre 2008, vient de fermer; seul LendingClub résiste. Pourquoi ? C’est le seul à être en règle avec la SEC, le gendarme de la finance aux US…

Aux Etats-Unis, toute offre de prêt doit être enregistrée auprès de la SEC. De tous les sites, seul LendingClub a fait cet effort, après avoir été, lui aussi, dans une « période calme ». Les autres sites ont négligé le problème. Difficile de dire si c’est pour aller vite, si c’est volontaire, bref quelle en est la vraie raison.

Dans cette période de tourmente financière, on voit bien s’exprimer le tiraillement entre plus de réglementation ou plus de libre échange. Les banques étant devenues frileuses, le marché du social lending a tout pour devenir une alternative précieuse. A condition que la réglementation ne le tue pas, ce qui est tentant dans un monde où, surtout aux Etats-Unis, le manque d’une réglementation intelligente a montré les limites du système.

C’est une affaire à suivre de très près.

 

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Crise et mondes virtuels

S’il y a bien un secteur qui ne semble pas trop impacté par la crise, c’est bien celui des mondes virtuels !

Le site Virtual World News rapporte que, au troisième trimestre 2008, 148 Millions de dollars ont été investis dans des mondes virtuels. Ceci porte à presque 500 Millions de dollars le montant investi en 2008.

Les investissements ont surtout porté sur l’entertainment, et sur les mondes virtuels pour adolescents. Ceci porte le nombre de mondes virtuels pour adolescents à plus de cent.

Ceci est plutôt rassurant par les temps qui courrent !

 

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La révolution des FemtoCell et la quatrième licence

Dans un article accordé au Point le 3 septembre, Xavier Niel, fondateur d’Iliad, a déclaré pouvoir diviser par deux la facture de téléphonie mobile des Français. Intéressant, mais sa réponse est très floue sur la question du comment… Et moi, je me demande si Xavier Niel n’a pas en tête les Femtocell…

Qu’est-ce qu’une Femtocell ? C’est comme un routeur wifi, sauf que l’antenne wifi est une antenne 3G (cf Wikipedia en Anglais). Donc c’est un device qui reçoit Internet d’un côté, et délivre du 3G de l’autre.

Pourquoi est-ce une rupture potentielle ? Rappelons quelques principes de base :

1) le spectre des fréquences est très encadré par les états, on ne peut pas émettre comme ça, il faut des autorisations. D’où les fameuses licences 3G accordées avec parcimonie (pourquoi Grand Dieu ??? Impénétrables sont les décisions de l’administration, surtout dans un monde en peer to peer…)

2) Le génie du Wifi est d’avoir utilisé une fréquence libre, celle du four à micro-onde (avec au passage un effet secondaire peu connu: dès qu’il pleut, ou que les feuilles des arbres poussent, le signal wifi se dégrade). Le problème du Wifi est la limite des puissances, donc des portées. Le deuxième problème est la faiblesse du nombre de PDA qui se connectent en Wifi.

3) Les opérateurs de télécom sont encore dans des vieux schémas : ils offrent des services à leurs clients dans une pure relation verticale, mais ne font rien pour faire circuler de la valeur en horizontal entre leurs clients. Dommage pourtant, c’est là qu’elle se déplace…

4) pourtant, des modèles alternatifs de partage de bande passante en peer to peer entre les clients existent. Fon est est un exemple magnifique ! Seulement, il n’y a, hélas, en 2008, pas beaucoup d’abonnés à Fon… Car, entre autres, il faut avoir un terminal PDA wifi pour appeler…

On voit la boucle commencer à se boucler: imaginons que Free (ou un autre player qui est dans la culture Internet, pas telco) obtienne demain sa quatrième licence; imaginons que Free équipe petit à petit ses freebox de Femtocell; imaginons que Free invente un business model de type Fon: tout abonné de Free qui passe à proximité d’une freebox équipée de femtocell peut appeler et surfer dans le cadre de son forfait…

Allons plus loin: dans une grande entreprise, les usages font que les employés s’appellent plus souvent sur leurs portables que sur les téléphones fixes. Imaginons que Free déploie des Femtocell pour les entreprises, dans un cadre tarifaire forfaitaire.

Ce schéma est d’autant plus intéressant que les industriels sont prêts: Nokia, Alcatel, entres autres, ont développé des Femtocell.

Pourquoi ces offres ne sont-elles pas encore déployées ? Parce que les opérateurs traditionnels ne sont pas ravi à l’idée de changer leur business modèle classique, des modèles verticaux et des tarifs plus ou moins liés à la consommation.

Seul un nouvel entrant avec une culture de peer to peer, tel que je l’ai expliqué dans un précédent post, pourra vraiment profiter des Femtocell…

Est-ce une raison pour laquelle Free a tellement de mal à obtenir sa quatrième licence ???

 

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Une mesure de l’entreprise 2.0

Beaucoup de personnes se posent la question de la définition d’une entreprise 2.0.

Je propose ici un critère simple pour qualifier ce terme. Ce critère est encore en gestation, mais il me semble intéressant de l’exposer.

Si l’on considère des entreprises très innovantes, comme ebay, propser, linden lab, nous remarquons une constante: ce sont des entreprises qui gèrent des places de marché de clients. Prosper, par exemple, est représentatif d’un déplacement de la valeur d’une relation verticale, la banque vers ses clients, à une relation horizontale, des prêteurs et des emprunteurs qui sont dans la même communauté, et qui s’échangent des flux financiers.

Prosper, ebay ou paypal, se rémunèrent en pourcentage. Linden Lab se rémunère par des coûts fixes : achat d’îles, ou bien des coûts de services, mais pas au pourcentage.

Le critère que je propose est le suivant: la mesure d’une entreprise 2.0 est le rapport entre le flux d’argent qu’elle fait circuler en horizontal sur son chiffre d’affaire.

Si l’on admet qu’ebay prend en moyenne 4%: nous obtenons un chiffre de 25. Linden Lab est une entreprise qui fait 40M$ de CA mais qui fait circuler 400M$ entre ses membres: le chiffre est de 10. France Telecom, bien qu’étant sur le peer to peer, n’a jamais été capable de faire circuler de l’argent entre ses clients: le chiffre est donc de 0.

Si l’on pense que le monde Internet va reconfigurer beaucoup d’entreprises vers des places de marché communautaires, dans lesquelles ses membres, clients ou fournisseurs, seront mis en relation et échangeront des flux financiers, alors ce rapport prend du sens: il mesure la capacité d’une entreprise à générer de la valeur dans le peer to peer. Il ne s’agit pas forcément d’une taxe (l’exemple de Linden Lab est là pour le prouver), mais bien de la création et de la fluidification d’un flux d’échange horizontal, avec génération d’un flux dérivé vers le créateur de la place de marché.

Il serait intéressant de poursuivre cette analyse à toutes les entreprises actuelles.

 

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Le portail des métiers de l’Internet

La délégation aux usages de l’Internet vient de’ouvrir son Portail des métiers de l’Internet, une initiative unique (il existe des portails de métiers de l’informatique, mais pas de l’Internet) qui a pour but de mettre en valeur la loi de l’offre et de la demande (assez déséquilibrée en ce momnet : il est très difficile de trouver des programmeurs php, python, ou ajax par exemple), de mettre en relation les organisations et les entreprises de formations, publiques ou privées.

J’ai eu le plaisir d’être interviewé.

 

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L’oréal dans second life

Un très joli machinima de L’oréal dans Second life. Il vient de l’excellent site kZero.

 

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Philippe Rosedale à Paris

Philippe Rosedale, fondateur et chairman of the board de Linden Lab, l’entreprise qui a créé Second Life, nous a fait le plaisir de venir discuter cet après-midi devant quelques personnes sur sa société, sur second life, et les mondes 3D. Merci à Robert Vinet qui a posé des question intéressantes et a lancé un débat de qualité.

Billaut vient de mettre la vidéo sur son blog, mais voici à chaud quelques moments forts.

Sur la société : 250 employés, 6 bureaux (SFO, Boston, Seattle, Mountain View, Davis, et Brighton en Angleterre), profitable depuis peu. Vient de changer de CEO, comme il est d’usages aux États-Unis, le fondateur ingénieur et visionnaire laisse la place à un manageur.

Les revenus viennent de deux sources : les ventes directes, et la planche à billets de Linden dollars. EN terme de partenariat, il est souvent sollicité par des marques, ou des fournisseurs de contenus, mais n’est intéressé que par les partenariats technologiques. Actuellement, IBM est le seul partenaire technologique.

Sur la grid : un réseau de 18.000 serveurs, entre Dallas, San Francisco, et Phoenix. Un pic d’usage à 14h heure du Pacifique: 10Gb/Sec de traffic, 1MWatt consommé. Ils font des tests pour utiliser S3 et EC2, mais qui ne se révèlent pas encore concluants. Philippe veut que la Grid s’ouvre plus en Europe, c’est une des raison de son partenariat avec IBM.

Sur la technologie : le client reste open-source, mais pas le serveur. Linden Lab (Philippe a plusieurs fois dit que c’était une entreprise de logiciel et de services) va bientôt publier une road-map de l’évolution des serveurs, des API, des web services. Côté client, Mono devrait remplacer le langage de script actuel. Mais ce dernier va continuer d’être supporté, car, dixit Philippe « il y a des centaines de millions de scripts qui se promènent dans Second Life ». L’interface s’améliore, avec l’introduction de Dazzle. Le client « crashe » beaucoup parce qu’il repose sur OpenGL, moins stable que DirectX sous windows.

Sur l’évolution du produit, les trois axes prioritaires sont les suivants :

  • soulager le client pour qu’il soit plus facile à installer, avec un ligne de mire une version web
  • améliorer le design de l’interface pour qu’elle soit « belle comme un Ipod! » (sic)
  • Améliorer le moteur de recherche

Interrogé sur le rôle de Linden Lab dans Second Life, Philippe souhaite que la compagnie se défocalise de son rôle de régulateur, et se concentre sur la technologie.

En terme de services, il veut plus de moyens de paiements diversifiés. Le système de billing actuel est un problème.

Sur l’interopérabilité, il renvoit au groupe de travail de l’architecture, tout en disant que l’interopérabilité des objets est quasi impossible. En revanche, ils vont développer une fonctionnalité d’import qui devrait bientôt être disponible.

Et dans 5 ans ??? « Nous serons entre 1000 et 2000 employés, et nous n’aurons pas été rachetés ».

Son dernier mot : « Second Life is the average of Human Dreams »…

 

Mes liens vers des sites déviants

J’ai l’habitude de travailler avec Christophe Carrier sur la transformation des entreprises.

Christophe, farouche partisan des méthodes d’ethno marketing si bien développées, entre autres, par Olivier Badot, emmène des comités de direction de grands groupes dans des boutiques déjantées.

Et moi, je les emmène sur des sites déviants !!! Un site déviant doit représenter de nouvelles logiques sociétales, et doit soit représenter un signal faible, soit être déjà bien représentatif en terme d’audience, ou d’usage.

Si vous en voyez d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part!

 

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Build a bear rentre dans les mondes virtuels.

Connaissez-vous build a bear ? Cette entreprise américaine, qui a des boutiques en France, vend des ours en peluche totalement paramétrables, avec  un process qui se termine par un baptême avec certificat associé! Olivier Badot a écrit un excellent article où il mentionne Build a bear comme une entreprise post-moderne.

Build-a-bear a ouvert le 11 décembre 2007 un monde virtuel, build-a-bear ville. Fin janvier, le site avait déjà un million de visiteurs uniques par mois.

Ce qui est intéressant, et novateur, c’est que chaque ours en peluche acheté dans le monde réel peut rentrer dans le monde virtuel, au travers de son ID et de sa clé, et peut ainsi « vivre » au travers des multiples interactions qu’il aura dans le monde virtuel. De plus, Build a bear offre 2000 bear bills, la monnaie du jeu, pour tout achat.
C’est plus que neopets, il s’agit là d’une véritable plongée dans le virtuel de l’attachement « réel » qu’aura un enfant pour son animal!!! On virtualise le lien, et plus seulement l’avatar.

A suivre.

 

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