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Un opéra en direct dans les mondes virtuels

Voici un joli moment passé à regarder un opéra dans Second life.

De plus en plus souvent, les opéras sont retransmis en streaming, comme l’opéra de Liège ou le Metropolitan opera de New York. Mais c’est plus rare dans un monde virtuel. C’est une forme séduisante de réalité mixte.

C’est l’opéra de Rennes et la bibliothèque francophone du metaverse qui ont créé le projet Opera Bis, qui permet de voir en streaming un opéra dans une reconstruction en 3D de la salle elle-même. Cet évènement a été retransmis à la fois dans Second Life et dans OpenSim.

L’opéra de Rennes jouait une jolie pièce de Donizetti, « Rita ou deux hommes et une femme ». C’est un opéra comique, dans le style Rossini « la petite messe solennelle », léger et délicieux.

Les voix étaient superbes, et la mise en scène très drôle. Je me sentais mal, car j’étais habillé en Heticien, alors que les autres avatars étaient superbes. Mais j’ai pu réaliser un vieux rêve : sauter du balcon du haut pendant l’opéra.

A la fin, un petit pot a réuni les spectateurs et le directeur de l’opéra, qui expliqué que d’autres évènements allaient être produits.

Bravo à toute l’équipe et spécialement à Hugobiwan, grand organisateur !!

Addenda :

Voici deux vidéos très bien montées, l’une de l’opéra vu dans Second Life, par Jean-Paul Moiraud :

et l’autre de la même soirée dans OpenSim, par non pas Ange Zanetti mais @AngeFG
:

 

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A propos du film « The social Network »

J’ai eu la chance d’assister en avant-première à la projection du film de David Fincher, « The social network ». J’étais invité par une sympathique association d’étudiants qui veulent créer des ponts entre le monde étudiant et l’entreprise, Inter-connexion. Dans une période où l’on créé plus de murs que de ponts, il faut saluer l’initiative !

C’est un excellent film, très drôle, mais aussi très instructif.

Très drôle par son rythme principalement. La description de Mark Zuckerberg en penseur fou qui zappe d’une idée à une autre, en revenant à la première avant même que son interlocutrice comprenne où il se trouve, est à mourir de rire.

Très instructif, parce que le film montre de manière très subtile comment, au-delà de l’informaticien fou, Mark est un homme de marketing communautaire. La méthode qu’il utilise pour commencer l’expansion du réseau à ses début devrait figurer comme un cas à Harvard.

C’est un film sur l’innovation. Le début du film illustre un fait connu: toute innovation commence par une désobéissance. Innover, c’est inventer de nouveaux chemins que personne n’a encore parcourus. Comme la nouveauté effraie, l’ordre établi met en place des interdits. Innover, c’est braver ces interdits.

C’est un film sur l’entrepreneuriat. L’entrepreneur développe une énergie folle, ce d’autant plus que, dès qu’il entreprend, il a aussitôt des boulets qui s’accrochent à lui et essayent de lui aspirer le maximum d’énergie pour le ramener à la normalité. Les frères Winklevoss sont un modèle du genre. En corollaire, c’est un film sur la querelle des anciens et des modernes. La scène hallucinante avec le prince de Monaco, ou celle avec le président de l’Université, sont un modèle du genre: comment se fourvoyer en voulant préserver le passé face à la puissance du futur.

C’est un film très humain. Il nous présente deux entrepreneurs, Mark Zuckerberg et Sean Parker (le fondateur de Napster), qui lancent leur entreprise en réaction à des problèmes amoureux. Ceci n’est pas nouveau, et me rappelle un évènement amusant : André Citroën (un immense entrepreneur) avait utilisé la tour Eiffel pour faire de la publicité pour sa marque. L’histoire raconte qu’en fait sa petite amie de l’époque l’avait abandonné, et que pour se venger, il avait profité du fait qu’elle habitait devant la tour Eiffel pour que, chaque matin en ouvrant ses volets, elle voie son nom en grand. Ah, la petite remarque d’Erica : « good luck with your… video game« .

Mais c’est aussi un magnifique conte de fée. On rêverait d’être l’un de ces étudiants ou l’un de ces geeks qui, à Harvard où à Stanford, inventent de nouvelles formes dans une atmosphère qui est probablement bien plus studieuse que ce que le film nous montre. On rêverait de ce modèle de la silicon valley où des individus font des chèques de 500.000 $ sur un coin de table pour que des génies puissent inventer. On rêverait de cette liberté d’entrepreneur créatif.

C’est un film qui va énormément déranger, qui va fortement perturber. Raison de plus pour aller le voir !

 

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un clip dans SL, et d’autres medias sociaux

En ce 14 juillet, voici un petit post bien détendant.

Ce clip a été produit en quatre mois par le musicien Legrand, de Philadelphie, sur une idée originale de Jean-Julien Aucouturier, un chercheur très intéressant de Temple University de Philadelphie à Tokyo, qui mène des travaux sur la musique du futur. Des étudiants de l’Université ont réalisé le machinima.

Le making-of du clip est ici.

On peut suivre le musicien sur twitter : @legrand4790 ou le hashtag #linsl

 

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