A propos du film « The social Network »

By | 12/10/2010

J’ai eu la chance d’assister en avant-première à la projection du film de David Fincher, « The social network ». J’étais invité par une sympathique association d’étudiants qui veulent créer des ponts entre le monde étudiant et l’entreprise, Inter-connexion. Dans une période où l’on créé plus de murs que de ponts, il faut saluer l’initiative !

C’est un excellent film, très drôle, mais aussi très instructif.

Très drôle par son rythme principalement. La description de Mark Zuckerberg en penseur fou qui zappe d’une idée à une autre, en revenant à la première avant même que son interlocutrice comprenne où il se trouve, est à mourir de rire.

Très instructif, parce que le film montre de manière très subtile comment, au-delà de l’informaticien fou, Mark est un homme de marketing communautaire. La méthode qu’il utilise pour commencer l’expansion du réseau à ses début devrait figurer comme un cas à Harvard.

C’est un film sur l’innovation. Le début du film illustre un fait connu: toute innovation commence par une désobéissance. Innover, c’est inventer de nouveaux chemins que personne n’a encore parcourus. Comme la nouveauté effraie, l’ordre établi met en place des interdits. Innover, c’est braver ces interdits.

C’est un film sur l’entrepreneuriat. L’entrepreneur développe une énergie folle, ce d’autant plus que, dès qu’il entreprend, il a aussitôt des boulets qui s’accrochent à lui et essayent de lui aspirer le maximum d’énergie pour le ramener à la normalité. Les frères Winklevoss sont un modèle du genre. En corollaire, c’est un film sur la querelle des anciens et des modernes. La scène hallucinante avec le prince de Monaco, ou celle avec le président de l’Université, sont un modèle du genre: comment se fourvoyer en voulant préserver le passé face à la puissance du futur.

C’est un film très humain. Il nous présente deux entrepreneurs, Mark Zuckerberg et Sean Parker (le fondateur de Napster), qui lancent leur entreprise en réaction à des problèmes amoureux. Ceci n’est pas nouveau, et me rappelle un évènement amusant : André Citroën (un immense entrepreneur) avait utilisé la tour Eiffel pour faire de la publicité pour sa marque. L’histoire raconte qu’en fait sa petite amie de l’époque l’avait abandonné, et que pour se venger, il avait profité du fait qu’elle habitait devant la tour Eiffel pour que, chaque matin en ouvrant ses volets, elle voie son nom en grand. Ah, la petite remarque d’Erica : « good luck with your… video game« .

Mais c’est aussi un magnifique conte de fée. On rêverait d’être l’un de ces étudiants ou l’un de ces geeks qui, à Harvard où à Stanford, inventent de nouvelles formes dans une atmosphère qui est probablement bien plus studieuse que ce que le film nous montre. On rêverait de ce modèle de la silicon valley où des individus font des chèques de 500.000 $ sur un coin de table pour que des génies puissent inventer. On rêverait de cette liberté d’entrepreneur créatif.

C’est un film qui va énormément déranger, qui va fortement perturber. Raison de plus pour aller le voir !

 

12 thoughts on “A propos du film « The social Network »

  1. Pingback: Marie Wenty

  2. gloubi

    Bonjour,

    Sauf erreur de ma part, le fondateur de Napster joué par Justin Timberlake dans le film est Sean Parker et non Shawn Fanning.

    Cordialement,

    Reply
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