3DTLC jour 2

By | 25/09/2009

Journée encore passionnante, des exemples d’usage de mondes virtuels pour du travail collaboratif qui sont très impressionants.

Kevin Renner nous présente le projet RAVE pour « Refinery Asset Virtualization Environment ». Il commence par nous passer une audio d’une petite fille posant des questions à son papa « Dad, what does commute mean » et le père parle d’aller au travail en voiture « comment ça, aller vraiment au travail ? Mais, ils n’avaient donc pas d’avatar? » etc. Vous avez compris, classique, le monde futur où l’on ne se déplacera que très peu et où nous travaillerons qu’au travers de mondes virtuels (un monde que Billaut adorerait :-). Classique, sauf que Kevin travaille chez Chevron…

Ensuiter d’autres applications dans le monde médical, ou dans le monde de la défense.

Le ton est donné : bien sûr Kevin lance Chevron dans les mondes virtuels pour mieux gérer les projets, être plus efficaces, diminuer les voyages, etc.. Mais aussi pour que les employés de Chevron comprennent ce que pourra être le monde de demain, qui aura un impact sur les déplacements, donc sur le business de Chevron.

Le projet est pour l’instant dans une première phase, qui comporte deux parties : modélisation d’une raffinerie en 3D (celle de el Segundo en Californie), puis installation de salles de réunions virtuelles qui affichent plein d’informations sur le projet, dont les plans de la raffinerie sur un mur. C’est TelePlace (ex Qwaq) qui a été choisi comme outil. Dans une deuxième phase, les avatars pourront se promener dans le monde virtuel. Le monde virtuel a été utilisé dans trois cas d’usage : les procédures de maintenance opérationnelles, les réunions mensuelles d’analyse de risque, l’apprentissage des nouveaux opérateurs. Parmi tous les bénéfices, Kevin cite la réduction des temps d’apprentissage, une meilleure compréhension du fonctionnement de la raffinerie, beaucoup moins de shutdown non planifiés, et les shutdown planifiés durent moins longtemps.

Ensuite, d’autres applications de travail collaboratif dans le monde de la défense, ou dans le médical, nous sont présentées.

Ainsi, cette video présentée par Parvati, de Innovation in Learning qui montre de l’apprentissage d’équipes d’urgences.

Le reste de la journée a été consacrée à la bonne question : comment accélérer la pénétration des mondes virtuels dans l’entreprise.

Aux US, comme chez nous, les verrous sont à peu près les mêmes : convaincre le top management d’impulser, les directeurs d’y mettre des ressources, l’informatique interne de coopérer. Aux US, comme chez nous, on parle peu d’enthousiasmer les collaborateurs; probablement qu’in imagine que le monde virtuel s’en chargera…

Côté top management, l’aspect disruptif est souvent mis en avant comme générateur d’innovation. Côté directeurs, le ROI est ce qui est le plus important. Bizarrement, mais finalement l’argument a de la valeur, les mondes virtuels sont un ilot de calme dans l’océan complexe des réseaux sociaux. Ceci rejoint une de mes observations : les marques n’ont pas compris tout de suite Internet, les forums, elle n’arrivent pas à pénétrer les réseaux sociaux, alors les mondes virtuels représentent pour elles une extraordinaire opportunité pour revenir dans le communautaire. Un monde virtuel, surtout créé par l’entreprise dans un but précis, c’est plus simple à comprendre que facebook.

Les vendeurs, tel Intel, ont présentés les problèmes à résoudre pour intégrer un monde virtuel dans le SI de l’entreprise :

  • security vetting (SSO, privacy, role based)
  • Entreprise scalability, hosting model, server infrastructure
  • Etensibility, API, scripting
  • Integration with entreprise services
    • directory
    • content managment
    • search
    • websites
    • social computing and legacy collaboration
    • LOB and database
    • BI and visualization tools
  • PC client challenge :
    • graphics power
    • lack of headset and microphone
  • Network perf, proxy settings

En terme d’intégration, IBM nous a présenté tout son travail d’intégration de ses divers composantes dans un produit, qui sera brandé Lotus (sametimes 3D).

En conclusion : le brainstorming a été un usage souvent cité qui bénéficiait des mondes virtuels. Le travail collaboratif commence à montrer des ROI intéressants, et d’autres plateforme que SL sont maintenant bien utilisées dans les entreprises, car elles s’intègrent mieux. Ma vision sur SL et VastPark commence à se vérifier : il faut maintenant que la plateforme s’intègre à l’ensemble des outils de l’entreprise. Et les mondes virtuels avec une logique de plug-in vont gagner.

Nous n’avons plus qu’à nous y mettre aussi..

 

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