Comparaison Second Life – Vastpark

By | 12/08/2009

(Note : ceci est une traduction d’un article de mon blog en Anglais)

Suite à ma discussion très intéressante avec Greg More, du RMIT, je me suis penché un peu plus sur son affirmation que « Second Life est comme écrire de l’html, et Vastpark comme coder en php ».

Ceci me semble très pertinent dans le cadre des usages business, ou Intranet des mondes virtuels, dont le travail collaboratif est le plus important actuellement, avec l’apprentissage.

Les deux entreprises ont annoncé des outils pour le monde des entreprises. Linden Lab au travers de son portail, et Vastpark qui a lancé une beta de son outil 3C. Le portail de Linden Lab n’est, pour l’instant, qu’un outil marketing de promotion des usages innovants de sa plateforme, il n’y a pas d’annonce révolutionnaire en terme d’architecture.

L’architecture de Second Life est assez simple : une île est un processeur, les utilisateurs ont des outils pour créer du contenu, dont ils sont les propriétaires. L’authentification est effectuée via un serveur centralisé, en dehors du firewall de l’entreprise, un peu comme les OSS/BSS des opérateurs de télécommunication. Le client est open source, mais pas le serveur. En ce qui concerne les API, en dehors de SAP, mais qui semble se connecter via le client, et pas le serveur, les seules API ouvertes concernent la création de compte, la cartographie, la recherche, et quelques statistiques. Les objets créés sont stockés sur la plateforme, et la duplication est faite à la main.

Tout ceci me rappelle les premiers sites de e-commerce, où il fallait transférer manuellement les catalogues en créant le code hml à partir des données. Puis, vint php, mysql, les mashups, javascript, Ajax, etc… et, d’une seul coup, la vie est devenue à la fois plus simple, et plus riche.

Maintenant, Vastpark. C’est une plateforme open source, constituée de quatre produits, tous téléchargeable (le code source est disponible) : le client (reader), le créateur, le Publisher, et le serveur. Reader, creator, server sont faciles à comprendre. Mais qu’est-ce que le Publisher ?

L’architecture de Vastpark est totalement différente. C’est une architecture distribuée basée sur des composants qui peuvent résider n’importe où. Lorsqu’un objet est créé, cet objet est publié quelque part, et peut être utilisé par n’importe quel serveur, par n’importe quel développeur. Le monde virtuel créé est alors une agrégation d’objets répartis, dans une logique de mashups. Il n’y a donc plus besoin de dupliquer des éléments dans le monde virtuel, la duplication de l’accès suffit.

Un autre élément intéressant de vatspark est que tout objet peut être décrit selon un langage de type XML, IMML, conçu pour cet usage. Partant, les objets du monde peuvent être générés à la volée, tout comme php qui génère du code html à la demande. Ceci peut être réalisé de trois manières : en utilisant les markup IMML, en utilisant un langage de script (LUA est actuellement supporté),  et au travers de plugin qui sont écrit dans des langages .net (Iron Python, C#, VB, etc..). Tous peuvent être écrit comme des widgets que les développeurs peuvent facilement inclure dans leur monde virtuel.

Dans Vatspark, presque tout est plugin. Le contrôle vocal est un plugin, le contrôle des avatars est un plugin. En poussant la logique jusqu’au bout, Vastpark est un réseau qui interconnecte des plugin. L’interconnection avec un serveur existant est alors facilitée. Actuellement, des connecteurs vers twitter, Flickr, ebay, et skype, sont déjà disponibles.

Cette architecture est largement plus distribuée que celle de SL (qui utilise trois fermes de serveurs, Seattle, San Francisco, et le Texas). Le partenariat avec Badumna permet de faciliter la distribution des objets sur le réseau planétaire.

La différence d’architecture est maintenant claire : l’approche composante de Vastpark permet une plus grande flexibilité et une meilleurs intégration des mondes virtuels dans les systèmes d’information des entreprises.  Cette approche fera une grande différence dans les années à venir pour les usages corporate.

 

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