Archives pour mars, 2009

Les vraies ruptures de Wikipedia

Beaucoup d’encre virtuelle a déjà coulé sur le modèle Wikipedia. Il continue de faire peur et de fasciner en même temps. Trop souvent encore, émergent la question de la qualité liée à l’absence de validation (enfin, à la pseudo absence, puisqu’il y a dans Wikipedia des « gardiens du temple » qui ne laissent pas passer ce qui ne leur plait pas :-) , et la question de la valeur d’un contenu non validé, a priori non créé par des experts « patentés ».

Il me semble que le débat n’est pas là. D’abord, le modèle wikipedia n’est pas dans la culture hiérarchique et verticale, où l’expert, le chef, le professeur parle et tout le monde l’écoute avec respect. Ceux qui se sentent bien dans cette culture sont, effectivement, déstabilises par ce modèle.

A la question de la qualité « objective »,  plusieurs réponses ont été apportés dont la célèbre étude de la revue Nature en décembre 2005. Ce sujet de la qualité n’est pas suffisamment objectivable pour que l’on se pose la question, et puis, de toutes façons, les querelles d’expert ont existé bien avant Wikipedia.

Si le modèle Wikipedia est vraiment innovant, et digne d’être considéré, c’est pour d’autres raisons, qui sont des vraies ruptures cognitives par rapport aux schémas traditionnels.

  • La première rupture est la qualité pédagogique. Parce que ce ne sont pas forcément des experts pointus du domaine qui écrivent, Wikipedia réussit le tour de force de rendre clair des notions parfois complexes.
  • La deuxième rupture est tout le savoir qui tourne autour des articles : l’onglet « discussion » qui permet aux contributeurs de partager autour d’un article avant sa modification, ou bien l’onglet « historique » qui permet d’afficher les différentes modifications, et de comparer deux versions, ou bien, introduit récemment, la possibilité d’aller voir le même article dans plusieurs langues.
  • La troisième rupture est plus intéressante, il s’agit des en-têtes des articles. Par exemple : « Cet article est une ébauche« , « cet article doit être recyclé« ,  « cet article ne cite pas suffisamment ses sources« ; ou bien la neutralité de point de vue, probablement la plus importantes des informations « meta« . Ceci est une vraie rupture: plutôt que de choisir un point de vue sur un sujet délicat, donc forcément biaiser l’article, il est plus intéressant de déclarer que l’article ne peut pas être neutre…
  • La quatrième rupture est la plus importante : la diversité des langues. Il y a 264 langues, à la fois des langues nationales ou supra nationales, ou bien des langues régionales. Entre l’anglais (2817331 articles à ce jour) et le Kanuri (1 article), la diversité est incroyable; diversité exposée dans ce site qui recense les nombres d’articles et de contributeurs par langue (site repris dans wikipedia). Autrement dit, c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que des langues, rares ou pas, ou des communautés, peu nombreuses ou développées, peuvent écrire leur propre encyclopédie dans leur propre langue, qui ne soit pas la traduction d’une encyclopédie internationale.

Toute innovation technologique a un impact sociétal qui se passe en deux phases: la première phase consiste à faire ce que l’on faisait avant, mais avec un outil nouveau. La deuxième phase consiste à inventer ou développer de nouvelles formes, rendues possibles par l’outil. C’est sous cet angle qu’il faut regarder wikipedia.

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Australie : tentative de synthèse

Une semaine, depuis une semaine je suis revenu en France. Toujours la même histoire : les paradoxes et malaises français. Jamais assez de douaniers à Roissy (le problème n’est pas de savoir s’il y a trop ou pas assez de fonctionnaires, mais leur répartition entre le fonctionnel et l’opérationnel. La réponse est, hélas, aveuglante..) sauf que nous avons été vérifiés une première fois à la sortie de l’avion. Pourquoi pas, je ne fais pas partie des chantres de la liberté à tout prix, mais en terme d’efficacité, nous avons donc eu deux contrôles successifs parfaitement redondants, chacun entraînant du délai sur le débit… Toujours la même histoire, je retrouve les grèves, les métros plus que bondés, Hadopi, la méfiance française qui se caractérise par l’amour immodéré de la polémique, les paradoxes d’un pays qui attend toujours plus de l’Etat tout en le combattant par tous les moyens. Arrêterons-nous un jour d’appuyer en même temps sur l’accélérateur et sur le frein? Arriverons-nous un jour à nous mettre en mode coopératif? Il faudra du temps, des larmes et du sang…

Revenons à l’Australie. Ma grande découverte sur ce pays est qu’il n’est pas américain. Il est une combinaison assez unique entre le dynamisme d’un pays neuf, mais qui se nourrit encore de ses racines. L’Australie est profondément Anglaise. Le pub de Mount Victoria, un de mes souvenirs les plus forts, où j’ai retrouvé l’ambiance communautaire des pubs Anglais (les « Dart » en moins :-) , l’illustre parfaitement. Mais aussi la grande capacité des Australiens à parcourir la planète, à sortir de chez eux; et puis l’humour avec lequel ils caractérisent leur pays : « Down Under ». Imaginerait-on les Américains se nommer ainsi ?

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L’Australie, découverte non pas par Cook en 1770, comme on le dit trop souvent, mais très probablement par Cristóvão de Mendonça en 1521, a cette image désastreuse de s’être construite à la force des poignets des bagnards Anglais. Je ne peux que conseiller l’extraordinaire livre de Robert Hughes, « The fatal shore », qui décrit ces « bagnards ». Issus d’une Angleterre devenue duale sous la pression de la révolution industrielle, ils n’étaient que des ouvriers qui se réfugiaient dans le gin, et que les bourgeois craignaient. La « mob », si chère aujourd’hui à Howard Rheingold, étant crainte, la solution était simple: l’exporter. La Virgine indépendante n’en voulant plus, l’Australie était devenue leur terre d’exil. Mais point de bandits parmi eux, des exclus, tout simplement. Une histoire banale chère à Watzlawic

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Un pays neuf, mais qui n’a pas oublié ses racines culturelles. Je ne connais qu’un seul autre endroit au monde qui présente ces deux caractéristiques: le Quebec. L’Australie « Anglaise » et le Quebec « Français », deux cousins qui s’ignorent trop, faute d’un channel pour les réunir. La pangée a trop bien joué !

Pays intéressant par ses aborigènes: voici des peuples qui, pendant plusieurs de dizaines de milliers d’années, subsistent sur un continent sec, perpétuent des traditions orales, mais, selon les critères occidentaux, n’évoluent pas… Un choc qui est loin d’être amorti.

Alors, et l’Internet ? et l’innovation ? Tout a été dit, dans mes messages et ceux de Billaut.

  • Un pays qui est en retard en termes d’infrastructures, mais qui va le rattraper.
  • Un pays qui n’a pas peur d’innover; où les universités non seulement investissent dans des structures d’incubation, mais en plus créent des formations d’accompagnement sur les méthodes managériales.
  • Un pays pour qui l’apprentissage est d’abord collaboration, et qui comprend l’importance des outils modernes pour apprendre (le online d’une manière générale, les mondes virtuels ensuite). Je ne saurais trop que conseiller aux adultes qui me lisent d’envoyer les enfants sur ce site : « murder under the microscope« .
  • Un pays qui créé des start-up innovantes : SLCN, exitreality et vastpark entre autres, dans les mondes virtuels.
  • Un pays qui investit 25 millions de dollars par an pour chercher et enseigner sur les nouveaux médias, en particulier les mondes virtuels.
  • Un pays tout entier tourné vers le futur, tourné vers l’extérieur, et qui attire beaucoup (Allez voir sur le blog de Billaut les interviews des français installés sur place…).

Alors voilà, ce voyage aura été un succès. Je ne peux que remercier chaleureusement tous les Australiens qui nous ont accueillis, s’ils me lisent, qu’ils sachent mon entière gratitude. J’adresse un merci spécial à Mandy Salomon, du Smart Services CRC, qui a dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour rendre ce voyage riche et passionnant. Nous lui devons son succès.

(Le seul point noir, que je voudrais oublier, a été la réaction du poste économique de Sydney, à qui j’avais demandé d’organiser un cocktail pour remercier les Australiens de nous avoir mis les meilleurs spécialistes, histoire de faire du networking, et qui m’a finalement proposé une salle de réunion et une adresse de traiteur « à 30 dollars par personne »… Mais bon, mettre bout à bout la compréhension du monde futur, internet, l’efficacité du business, et l’ouverture aux autres, c’est peut-être trop demander ? Je ne ferais plus, c’est sûr).

Ici, à Paris, je garde dans ma mémoire : l’extraordinaire gentillesse des Australiens, la dynamique du pays, leur peur de rien, leur ouverture au monde, le bon vin et la bonne bière; bref, tout une immense chaleur humaine qui sait regarder de l’avant et construire le monde de demain, le « digital down under » !

Et maintenant…

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Australie jour 4

Matinée extraordinaire, tous les acteurs du haut débit en Australie étaient présents.

L’Australie n’est pas très en avance pour l’instant en terme de haut débit. Les offres triple play n’existent pas, le paiement à l’usage est encore en place, et, à part quelques grandes villes, le débit est inférieur au MB/s. Plusieurs raisons : un immense continent pour seulement 20 millions d’habitants, des hommes politiques qui changent fréquemment, et qui ont cette bonne habitude de critiquer ce qui a été mis en place, et aussi un système de découpage éléctoral qui, semble-t-il, donne du pouvoir aux zones peu peuplées.

Pour rattraper son retard, le gouvernement Australien a lancé un appel d’offre de 6 milliard de dollars (nos interlocuteurs semblaient dire que ce serait même plus. Pour info un dollar vaut un demi euro aujourd’hui.) pour commencer la couverture du pays en fibre optique. Telstra n’a pas répondu, et notre interlocuteur disait qu’il regardait avec attention si le gouvernemant allait imposer un monopole ou non sur le FTTH…

Le professeur Trevor Barr a fait un exposé très intéressant, sur les différents usage du net, qu’il classe en deux parties : les « unmanaged services », c’est à dire tout ce qui est accessible sur le web actuellement, et les « managed services » qui sont des services plus spécifiques qui ne sont pas forcément du web : IPTV, eHealth, egovt, etc. Un exemple très intéressant est la  création de ViCCU (Virtual Critical Care Unit), qui permettent de gérer à distance des problèmes d’urgence hospitalière. Une telle unité a été mise en place à Katoomba, charmant village touristique dans les blue mountains.

A la fin, Trevor Barr a demandé à chaque personne de proposer trois actions. Les réponses ont été :

  • Il faut mieux éduquer les jeunes à la rupture Internet.
  • Il faut pousser les citoyens à participer.
  • Il faut favoriser la compétition sur la boucle locale
  • Il faut parler d’usages sociaux : santé, démocratie, éducation, etc.. et pas de haut débit ou fibre optique
  • Etre créatif en terme de modèle économique

L’après-midi, visite de exitreality. Je suis passionné par cette entreprise, mais j’en parlerais plus en détail plus tard. Le CEO fondateur, Danny Stefanic, est président de l’ »International Virtual Reality Association« . Et je vous conseille d’aller voir ici aussi.

Le soir, retour en train. Fascinant, on se croirait à Londres…

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« Le temps des gares, le temps des trains, le temps m’égare, le temps m’étreint« …

Et, ce matin à Melbourne, il pleut….

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Australie jour 3

Melbourne : c’est la tempête. Il pleut à verse, le vent est très violent. Les gens du pays sont ravis, c’est la fin de la sécheresse, et des feux de forêt.

Hier, la dernière matinée à Sydney a été passionnante. Structurée en deux parties.

Tout d’abord, nous avons visité une école moderne, MLC, donc la directrice est innovante (« Dare to be More » est le motto). C’est une école de fille k-12 (maternelle, primaire et secondaire) qui utilise énormément les outils online. Chaque élève possède son propre ordinateur, et les élèves discutent avec leurs profs autant en direct qu’en chat.

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Cette école est pilier d’un projet de coopération entre écoles du monde entier, skoolaborate, qui utilise intensivement Second Life (la teen grid, bien sûr, SL étant réservé aux plus de 18 ans) pour mener des projets de coopérations entre les élèves du monde entier.

C’est ainsi que des élèves Japonais ont recréé le Kinkakuji, le pavillon d’or, dans la grid, en se basant sur les mesures réelles du bâtiment. Ils ont ensuite recréé des kimonos, en se basant sur un travail de recherche dans Internet. Le résultat a été l’organisation d’une fête dans SL, à laquelle des élèves d’autres écoles ont participé. Un concert a également été organisé par des élèves d’une école de Melbourne dans la même île, pour aider la cause « Make Poverty History ».

Cette école s’est dotée récemment d’un bâtiment moderne.

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Ce qui est intéressant n’est pas tant le bâtiment lui-même que la méthode de construction.

Il a été conçu dans Second Life. Les élèves ont mis le pdf du plan de masse dans la grid et on discuté avec l’architecte du projet lui-même, proposant des modifications. Les parents ont même été invités à voir le bâtiment dans la grid, avant sa construction…

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Puis nous avons passé un excellent moment au CLI, Center for Learning Innovation, organisme de recherche qui dépend du ministère de l’éducation.Ils ont créé un jeu, « murder under the microscope« , dont le but est faire prendre conscience aux élèves de 5 à 10 ans des problèmes environnementaux. Il s’agit d’une énigme policière, dont la victime est une plante, le meurtrier un facteur environnemental, et le lieu du crime un écosystème, trois éléments que les enfants doivent trouver. En 2008, 1000 équipes de 20 enfants ont participé.

Second Life est extrêmement présent ici, tout le monde considère que c’est un environnement très puissant pour faire de l’apprentissage (ce qu’Olivier ne démentira pas !).

Voilà, j’ai la confirmation que l’Australie est très en avance en terme d’éducation et d’usage des nouvelles technologies…

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Australie jour 2

Superbe visite de l’école Australienne de film, télévision, et radio (AFTRS).

Déjà, l’école est superbe, perdue au milieu des studios de la Fox.

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Nous cheminons entre les salles de prises de vue et les accessoires

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et les studios numériques.

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Puis, nous commençons la présentation, extrêmement intéressante, du LAMP, le laboratoire de recherche sur les nouveaux medias, dirigé par Gary Hayes.

Gary est un homme passionant, qui a fait de la recherche à la BBC, et qui s’est maintenant spécialisé sur les nouveaux medias, en particulier les mondes virtuels. Plus spécifiquement, comment les mondes virtuels sont un outil intéressant pour le récit non linéaire.

Pratiquement, des cours sont organisés sur la création de Machinima, et une île sur SL est utilisée comme plateforme de test.

Billaut fera sûrement un post plus long. Mais, en terme de synthèse, l’usage des mondes virtuels pour l’enseignement est bien plus avancé ici qu’ailleurs (30 universités sur 38…). Et puis, ce centre de recherche est magnifique.

Il me donne des idées.

Et voici un exemple de production. Il suffit de taper Gary Hayes sur youtube…

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Australie Jour 1

Difficile de faire un blog, surtout que Billaut vient de publier le sien et que Olivier ne manquera pas de le faire !

Alors, plutôt que de refaire de l’analytique, voici mes premières impressions à chaud :

1) Gros problème avec le haut débit. Quand on entend dire que le triple play n’existe pas, et qu’un package internet plus téléphonie c’est 200 euros par mois, on peut se dire qu’il y a un vrai problème. Surtout qu’en Australie, un premier ministre dure 2,5 ans à 3 ans. Du coup, Billaut n’a plus qu’à voir au-dessus, i.e. la Reine d’Angleterre, pour faire passer des messages durables.

2) Ils ont des structures d’innovation qui rappellent un peu les PCRD, les programmes Européens de Recherche tels que je les ai connu dans les années 90, mais avec des mécanismes plus modernes, avec des structures d’incubation assez développées, qui ressemblent aux nôtres.

3) En fait, des incubateurs qui ressemblent « presque » aux nôtres. Car ce sont les universités ici qui drivent l’incubation. Elles investissent dans les structures propres à incuber, et surtout elles font énormément de coaching sur les chercheurs sur l’art et la manière de diriger une entreprise très tôt dans le process.

4) Ils se présentent tous comme un pays « Test ». L’Australie est trop petite, avec ses 20 millions et quelques habitants. Donc le pays intérieur est un test pour vendre, dans deux directions : l’Asie et les Etats-Unis. Ils sont même prêts à proposer aux start-up étrangères de venir ici pour tester leurs produits, c’est dire…

5) Ils ont le même problème que nous sur les ingénieurs : -50% entre 2001 et 2008 dans les technologies de l’information. Alors, ils font des expériences, comme envoyer des étudiants faire des stages d’été de création de sites web pour des causes caritatives !

Après cette synthèse, voici deux petites photos en complément :

Olivier interviewant Graham Stevens, directeur de l’ATP

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Et surtout, lors de la croisière : Billaut avec Kate Carruthers, une des plus connues bloggeuse Australienne !

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Un dernier petit message, qui amusera Billaut : les Australiens se présentent comme « le pays d’en bas » (down under). Lui qui ne parle que de la france d’en bas !!!

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